Gustave Ferrié

Né  en  1868  à  Saint-Michel-de-Maurienne,  sorti  de Polytechnique en 1889 dans l'arme du génie, capitaine en 1899,  Gustave  Ferrié  était  chargé,  la  même  année,  de suivre  les  essais  menés  par  Marconi  de  relation  par télégraphie sans fil (TSF) entre la France et l’Angleterre.

C’était  le  point  de  départ  d’une  passion  qui  allait  le dévorer, sa vie durant. Il effectua une carrière des plus brillantes qui fut marquée, en particulier, par :

  • la réalisation en 1901 de la liaison Côte d’Azur et Corse ;
  • la  relation  obtenue  en  1902  entre  la  Martinique  et  la Guadeloupe  ;
  • l’utilisation  à  partir  de  1903  de  la  Tour  Eiffel  avec  des  matériels  de  sa conception, chaque année plus performants ;
  • l’expérimentation en 1908 au Maroc d’appareils mobiles en opérations ;
  • sa  contribution  à  la  création  en  1912  d’une  section  TSF  à  l’École supérieure d’électricité ;
  • sa nomination en 1912 à la présidence de la Commission internationale des longitudes par TSF ;
  • l’équipement en matériel radio des places fortes de l’est, à la veille de la Première Guerre mondiale (1914-1918).

Cette guerre fut pour lui, à son poste de commandement de la Tour Eiffel, à la tête de la radiotélégraphie militaire, l’occasion de rendre d’éminents services  :  réseaux  de  radiogoniométrie,  systèmes  d’écoutes,  repérage par le son, liaisons avec l’aviation.

Après  la  Victoire,  Gustave  Ferrié  eut  l’idée  de  reconvertir  à  usage  civil l’émetteur de la Tour Eiffel, créant ainsi la première station radiophonique.

Promu général en 1919, Gustave Ferrié était en 1922 élu à l’Académie des  sciences.  Il  était,  par  mesure  exceptionnelle,  maintenu  en  activité sans limite d’âge, continuant à donner jusqu’à sa mort en 1932 un élan à la recherche scientifique française.

A la suite d’un hommage solennel rendu à la mémoire du général Ferrié le  12  novembre  1949  dans  le  grand  amphithéâtre  de  la  Sorbonne,  un comité  s’est  constitué  sous  le  nom  de  Comité  national  Ferrié,  sous  la présidence  du  colonel  Paul  Brenot.  Ce  comité  institua  le  Prix  général Ferrié, récompensant un scientifique dont le travail contribue aux progrès de la radioélectricité.