Les rayonnements électromagnétiques et la santé

08/04/2013
Auteurs :
OAI : oai:www.see.asso.fr:1301:2012-5:3972

Résumé

Depuis  le  développement  du  réseau  électrique,  les  ondes  électromagnétiques  sont  de  plus  en  plus présentes  dans  la  vie  quotidienne.
Elles sont très largement utilisées par les systèmes de communication sans fil,  radio,  télévision  et  sont  au  cœur de  nombreuses  innovations  dont  la téléphonie mobile et le Wi-Fi. Les téléphones  portables  sont  apparus  en France sur le marché grand public en 1992 et, très rapidement, des milliers de Français se sont équipés. Vingt ans après, le pourcentage d’usagers dépasse 80 % de la population française et le taux d’équipement atteint 100 % pour la tranche d’âge 18-25 ans (étude SOFRES). Pour faire face à cette explosion de l’usage du téléphone mobile et pour assurer une couverture quasi totale, de nombreuses antennes relais ont été installées sur l’ensemble du territoire. Bien que le niveau d’exposition engendré soit très faible et que la radiodiffusion soit employée depuis longtemps, leur multiplication de plus en plus visible entraîne  parfois  de  vives  polémiques  chez  les  riverains  de ces antennes pour des motifs divers cristallisant la question autour de la santé.


Les rayonnements électromagnétiques et la santé

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Elles sont très largement utilisées par les systèmes de communication sans fil,  radio,  télévision  et  sont  au  cœur de  nombreuses  innovations  dont  la téléphonie mobile et le Wi-Fi. Les téléphones  portables  sont  apparus  en France sur le marché grand public en 1992 et, très rapidement, des milliers de Français se sont équipés. Vingt ans après, le pourcentage d’usagers dépasse 80 % de la population française et le taux d’équipement atteint 100 % pour la tranche d’âge 18-25 ans (étude SOFRES). Pour faire face à cette explosion de l’usage du téléphone mobile et pour assurer une couverture quasi totale, de nombreuses antennes relais ont été installées sur l’ensemble du territoire. Bien que le niveau d’exposition engendré soit très faible et que la radiodiffusion soit employée depuis longtemps, leur multiplication de plus en plus visible entraîne  parfois  de  vives  polémiques  chez  les  riverains  de ces antennes pour des motifs divers cristallisant la question autour de la santé.
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REE N°5/2012 ◗ 25 LES GRANDS DOSSIERsIntroduction Depuis le développement du ré- seau électrique, les ondes électro- magnétiques sont de plus en plus présentes dans la vie quotidienne. Elles sont très largement utilisées par les systèmes de communication sans fil, radio, télévision et sont au cœur de nombreuses innovations dont la téléphonie mobile et le Wi-Fi. Les té- léphones portables sont apparus en France sur le marché grand public en 1992 et, très rapidement, des milliers de Français se sont équipés. Vingt ans après, le pourcentage d’usagers dépasse 80 % de la population française et le taux d’équipement atteint 100 % pour la tranche d’âge 18-25 ans (étude SOFRES). Pour faire face à cette explosion de l’usage du téléphone mobile et pour assurer une couverture quasi- totale, de nombreuses antennes relais ont été installées sur l’ensemble du territoire. Bien que le niveau d’exposition en- gendré soit très faible et que la radiodiffusion soit employée depuis longtemps, leur multiplication de plus en plus visible entraîne parfois de vives polémiques chez les riverains de ces antennes pour des motifs divers cristallisant la question autour de la santé. L’usage du téléphone portable, en revanche, a fait appa- raître une situation nouvelle du fait du positionnement de l’émetteur très près de la tête, et donc du cerveau, induisant un niveau d’exposition nettement plus élevé. La communau- té scientifique s’est très vite intéressée aux effets sanitaires possibles des radiofréquences pour contribuer à l’évaluation du risque et à sa gestion en termes de limites d’exposition réglementaires. Toutefois, le débat autour des dangers po- tentiels des ondes électromagnétiques n’est pas né avec la téléphonie mobile et de nombreuses études avaient déjà été menées dans le domaine des basses fréquences, notam- ment pour déterminer l’effet éventuel des champs électri- ques et magnétiques sur les populations vivant à proximité des lignes à haute tension. Il existe une réglementation visant à garantir la sécurité des personnes des effets potentiels de ces rayonnements électromagnétiques. Elle couvre à la fois le grand public et les personnes dont les conditions de travail induisent un niveau particulier d’exposition à ces rayonnements. D’une façon générale, un effet biologi- que ou sanitaire est considéré comme avéré lorsqu’il a été démontré selon les critères reconnus par la commu- nauté scientifique internationale, et les valeurs limites d’exposition recom- mandées pour la protection des per- sonnes sont fondées exclusivement sur l’existence d’effets avérés. Les Journées scientifiques 2012 de l’URSI-France1 ont été l’occasion d’aborder ces questions tant du point de vue dosi- métrique que de celui des impacts sanitaires possibles et de la façon dont les risques électromagnétiques sont évalués par différentes instances, en France et dans le monde (ICNIRP, CIRC, OMS, ANSES). Dans la continuité de ce colloque, les quatre articles de ce dossier portent sur différents aspects de la problématique des ondes électromagnétiques. Le premier article relatif aux radiofréquences et à la té- léphonie mobile donne une vision d’ensemble du sujet en replaçant la recherche scientifique sur les effets biologiques et sanitaires ainsi que sur les moyens d’évaluation du risque dans le contexte sociétal actuel. Les méthodes de quantifica- tion de l’exposition et les fondements de la réglementation sont décrits dans cet article. Le sujet est étendu à quelques aspects plus sociétaux qui sont en lien avec la façon dont le risque est perçu par le public. Lors de la table ronde « Radiofréquences, santé, environ- nement » organisée par le Ministère de la Santé en mai 2009, dix orientations ont été définies dont celle de mieux évaluer l’exposition des populations et la couverture radio des ré- seaux de téléphonie mobile GSM et UMTS. Le second article présente les méthodes mises en œuvre pour connaître précisément l’exposition réelle. D’une part, des techniques de simulation permettent de déterminer le rayonnement en chaque point d’une zone géographique 1 http://ursi-france.institut-telecom.fr/index.php?id=60. Les rayonnements électromagnétiques et la santé Anne Perrin Institut de Recherche Biomédicale des Armées Antenne CRSSA Joe Wiart WHIST Lab, Laboratoire com- mun de l’institut Télécom et de Orange Labs 26 ◗ REE N°5/2012 LES GRANDS DOSSIERs IntroductionIntroduction donnée et en particulier les points les plus exposés. D’autre part, des séries de mesures effectuées sur site permettent de valider ces résultats et de connaître les niveaux de champs correspondants à l’intérieur des bâtiments. Le troisième article présente une étude expérimentale de la compatibilité électromagnétique entre les implants cardiaques et les ondes électromagné- tiques présentes dans l’environnement de travail. Les personnes porteuses d’im- plants cardiaques actifs peuvent, en effet, se trouver à proximité de sources émet- tant des champs électromagnétiques intenses. La non perturbation de ces équipements est cruciale pour éviter que des accidents surviennent par dysfonc- tionnement de l’implant consécutif à des interférences. Les sources de champs électromagnétiques les plus intenses se rencontrant en milieu professionnel, il est important de s’assurer de la compatibilité du matériel médical implanté avec les conditions d’exposition rencontrées. La protection des travailleurs vis-à- vis des champs électromagnétiques fait l’objet d’une directive européenne en cours de révision. Quelles sont les évolutions qui vont probablement y être introduites  ? Comment protéger les personnes qui travaillent dans un environnement de champs électro- magnétiques ? En s’appuyant sur les travaux menés au sein de RTE, et sur les travaux de normalisation, le dernier article apporte des réponses à ces questions dans le domaine des rayon- nements engendrés par les réseaux d’énergie 50 Hz. ■ Communications sans fil, téléphones portables et antennes relais Par Anne Perrin et Joe Wiart ......................................................................................................................................................p. 27 Méthode d’analyse de l’exposition des populations et de la couverture radio des réseaux de téléphonie mobile GSM et UMTS Par François Gaudaire, Nicolas Noé, Jean Benoit Dufour, René de Seze, Patrice Cagnon, Brahim Selmaoui, Georges Thuroczy, Paul Mazet, Samuel Mauger ................................................................................................................p. 36 Implants cardiaques et interférences électromagnétiques Par Martine Souques, Isabelle Magne, Jacques Lambrozo ..............................................................................................p. 44 La directive de l’Union européenne 2004/40/CE : Exigences réglementaires dans le domaine des basses fréquences. La démarche suivie à RTE Par François Deschamps ...............................................................................................................................................................p. 53 les articles Anne Perrin est docteur en biologie, diplômée en philosophie (master culture et santé). Chercheur à l’Institut de recherche biomédicale des armées (IRBA, ex-CRSSA) depuis 1994, elle étudie les effets biologi- ques des rayonnements non ionisants (RNI) depuis 1997. Actuellement vice-présidente de la section RNI de la SFRP et présidente de la commission K, « Bioélectromagnétisme et médecine », de l’URSI-France, elle a par- ticipé à la réalisation du rapport de l’Afsset sur les radiofréquences en 2009. Joe Wiart est ingénieur des télécommu- nications et docteur en Physique. Il dirige le département SRH au sein d’Orange OLNC ainsi que le laboratoire commun, WHIST lab, de l’Institut Mines Telecom et d’Orange Labs. Ses études portent sur les méthodes numériques, statistiques et expérimentales permettant d’évaluer l’exposition associée aux systèmes de téléphonie sans fil. Joe Wiart a été président de l’URSI-France de 2009 à 2012.