Enjeux pour les fabricants de contenus

Le cinéma, le numérique et la HD 04/09/2017
Auteurs : Michel Gomez
OAI : oai:www.see.asso.fr:1301:2005-11:19808
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Enjeux pour les fabricants  de contenus

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ENJEUX STRATÉGIQUES ET ÉCONOMIQUES DE LA HAUTE DÉFINITION Enjeux pour les fabricants de contenus Le cinéma, le numérique et la HD Par Michel GOMEZ ARP UTOrtim Filière cinématographique, Normalisation, TNT, Calendrier, Opportunités, Contenus La filière cinématographique transforme des informations sur la technologie en information sur les contenus et leur financement. Pour la filière cinématographique, la question de la haute définition s'inscrit dans le cadre de l'imbrication croissante des univers photochimique (le 35 mm), analo- gique (télévision, cassettes vidéo) et numérique (prise de vue, post-production, DVD, télévision numérique). Afin de préciser le champ de notre propos, il est nécessaire de distinguer les deux extrêmes de notre filière, la captation et la diffusion. En matière de captation d'images, la nature des oeuvres cinématographiques (tournage en 35 mm) fait qu'elles n'ont pas de problème de compatibilité techno- logique pour être transférées en numérique HD. Pour dire les choses autrement, en fonction des standards en vigueur, la HD est de plus en plus proche de la qualité 35 mm, voire égale dans certains cas. Dès lors, pour l'ensemble de la filière cinématogra- phique, la haute définition s'appréhende essentiellement dans la perspective de la diffusion des oeuvres cinémato- graphiques en salle et à la télévision, et ce dans des termes et des horizons très différents. Si nous excluons volontairement de notre champ de réflexion la vidéo, et plus particulièrement le DVD, c'est simplement parce que, après avoir joué un rôle de précurseur dans la perception par les ménages de l'amélioration de la qualité de l'image, ce symbole du passage de l'analogique au numérique ne pose plus qu'un problème d'évolution du parc des téléviseurs (les premiers titres DVD haute définition seront commer- cialisés en 2005). 1. Ladiffusion numérique HD en salle de cinéma pour qui et pourquoi ? Malgré un certain frémissement en Irlande, en Angleterre et en Chine, la diffusion numérique'l'een salle reste aujourd'hui marginale (deux cents écrans dans le monde sur un total de 165 000 salles), car elle se heurte à une complexe modification de la répartition de la valeur entre les différents acteurs de la filière cinématographique.c 10 Nousfaisonsici exclusivementréférenceauD-Cinema: lescontenusprojetésontunvisaduCNCetsontissusdebandes35mmoufichiersnumérique (HD-2K).Lapaletteestde35milliardsdecouleurs.La projectionnumériqueHD aconstituéunesimpletransitionen termedenormalisation.Désormais onsedirigeversunenorme2K. noem glymmmq SYNOPSIS Les fabricantsde contenus, notamment au sein du secteur ciné- matographique,sont directement concernéspar la pousséede la Haute Définition. Le contexte de diffusion en sallefait ressortir la problématique complexedu passageau numériquede hautequa- lité, tant d'un point de vue technique que financieret artistique. Ledémarragede laTNTen Francequantà lui, ouvrelaporteà une diffusion cinématographiquede qualité au plus grand nombre. La décisiongouvernementalede décembre 2004 relativeau MPEG- 4 permet de construire un environnement favorable pour une valorisationen HD des films tout en permettant la transition du marché. Content producers, and especiallywithin the movie industry, are directly affected by the push of High Definition. In-theater diffu- sionoutlines the complex issuesaroundthe transitionto highqua- lity digital form, both technicallyas weil as financiallyand artisti- cally speaking. The launch of DTT in France paves the way towards a quality movie broadcastingto the masses.The recent government deci- sion of December2004 on MPEG-4 buildsa positive environment enhancingfilms through HDwhile allowing market transition. REE HORS! EN° ! Septembre2005 Enjeux pour les fabricants de contenus Des exploitants dubitatifs ? Leur problème est simple à formuler : comment et pourquoi financer seuls des investissements importants, dont la caractéristique est de réduire sensiblement le coût des copies et de la distribution des films, sachant que cette innovation n'apporte pas de véritable valeur ajoutée aux spectateurs ? Cette interrogation centrale se prolonge par deux problématiques : . L'existence de films numériques ou le retour de la poule et de l'aeuf : l'économie du cinéma numérique ne dépend pas seulement de l'existence d'un parc de projecteurs : elle dépend également de l'alimentation du marché en films disponibles sousforme de fichiers numériques. Pourquoi investir sur la projection numérique, disent les exploitants, alors qu'il n'y a que très peu de films numériques disponibles ? Mais s'il n'y a que peu de films disponibles en fichiers numé- riques, répondent les industriels, n'est-ce pas parce qu'il n'y a pas de salles équipées ? . Une marginalisation au sein de la filière ciné- matographique ? Les exploitants sont fermement opposés à toute dérive de leur métier, qui serait la conséquence de l'apparition d'un nouvel intermédiaire, intervenant sur la gestion des stocks de films et la diffusion, et prenant inévitablement un pouvoir majeur sur la programmation. Dans cette logique, le rôle de l'exploitant pourrait s'en trouver profondément bouleversé, celui-ci devenant un simple loueur de salles. La distribution : grande gagnante... ou les ditributeurs : grands perdants ? La problématique est fort différente pour la distribution puisque le gain de productivité du passage au numérique est évident. Par contre, il modifie la nature de la relation au marché. Sur les gains de productivité, le Centre national de la Cinématographie, dans une étude réalisée en 2000, a démontré que pour 539 films diffusés en salle la diffusion numérique permettait un gain de 56 millions d'euros (26 millions pour une diffusion numérique contre 82 mil- lions pour une diffusion photochimique). Plus précisément, les coûts de diffusion en 35 mm et en numérique sont proches, pour une sortie de films autour de 10 copies. Au-delà, ils évoluent très fortement en faveur de la diffusion numérique. En deçà de 40 copies desservies, le support physique (cassette numérique ou DVD-R) est compétitif : au-delà, le satellite l'emporte très largement pour atteindre une différence de 1 à 10 avec le 35 mm pour les films sortant sur 500 copies. En toute logique l'économie réalisée est d'autant plus importante que le nombre de copies augmente. Ces économies d'échelle spécifiques à F ère numérique, et plus spécifiquement à l'économie de l'information, ont deux conséquences contradictoires. Elles peuvent conduire à une inflation du nombre de copies et à une saturation du marché, moins coûteuses, pour les grandes compagnies en particulier américaines. Mais dans le même temps, elles pourraient permettre à certaines conditions à des films à plus petits budgets de sortir sur un périmètre plus large. Au-delà de cette modification substantielle au sein de la chaîne de valeur de la filière cinématographique, la projection numérique en salle de cinéma soulève trois questions et une interrogation stratégique :Zn . La question des normes et de l'interopérabilité : il est indispensable que les industriels s'organisent pour que l'ensemble de la chaîne ne comporte que des éléments " interopérables ", c'est-à-dire connec- tables entre eux, quels que soient la marque du projecteur et le système utilisé par le serveur placé à ses côtés. Les différents travaux en cours en Europe (AFNOR) et aux Etats-Unis (SMPTT et DCI) semblent converger vers une norme unique de diffusion, le 2K. . La lutte contre la contrefaçon : la projection numérique induit un danger supplé- mentaire en terme de piraterie, car elle s'appuie sur une version numérique de très haute qualité des oeuvres. Pour se prémunir contre ce risque, des technologies de sécurisation doivent être dévelop- pées (cryptage, watermarking...). . La transition, ou comment gérer financièrement la phase de transition durant laquelle les deux technologies coexisteront ? : cette période implique notamment une augmentation importante des frais d'édition (double fourniture de copies 35 mm et de supports numériques) qui représenteront un surcoût important pour les sociétés de distribution en général. Ces charges supplémen- taires seront encore plus lourdes à supporter pour les sociétés les plus fragiles au plan économique. Tant que l'essentiel du parc ne sera pas numérique, il n'y aura pas d'économie possible avec le numé- rique. Il y aura, au contraire, un surcoût important. Sur un plan plus stratégique, il apparaît que la pro- blématique liée au cinéma numérique s'est déplacée de la dimension purement technique à des champs relevant davantage des domaines économiques et politiques. En effet, la diffusion numérique, notamment par satellite, est d'autant plus rentable que le nombre de copies est élevé. Elle favorise donc objectivement les grands stu- dios qui veulent assurer une diffusion la plus massive, la plus mondiale et la plus simultanée des grands blockbus- ters. Les majors seraient donc les premiers à avoir la capa- REE HORSSÉRIEEN°i Septembre2005 . Partie IIV ENJEUX STRATÉGIQUES ET ÉCONOMIQUES DE LA HAUTE DÉFINITION cité économique et la motivation de financer de tels investissements, seuls ou en association avec des indus- triels. Le déclenchement du passage au numérique vien- drait donc d'Amérique, les grands studios d'Hollywood, premiers bénéficiaires des économies réalisées sur des films édités à plusieurs milliers de copies, étant les seuls en mesure de financer les investissements considérables correspondants. Le problème est que, pour amortir rapi- dement leurs investissements, les américains pourraient imposer mondialement leurs standards et obliger les exploitants européens à se soumettre à leurs exigences de diffusion, sous la menace de ne pas obtenir leurs films. Ce scénario, s'il n'est aujourd'hui qu'hypothétique, résume bien les enjeux liés au cinéma numérique : indé- pendance de la diffusion et de l'exploitation, préservation de la diversité culturelle. 2. La haute définition sur la télévision : l'opportunité de la TNT La haute définition est aujourd'hui une réalité pour les programmes de télévision lorsqu'ils sont diffusés sur le câble, le satellite ou l'ADSL, toute la question, qui nous occupe depuis quelques mois, est donc de savoir si la HD aura sa place sur la télévision pour tous, la télévision numérique terrestre (TNT). Pour la filière cinématogra- phique, derrière cette question se pose l'opportunité de la TNT ainsi que le débat sur le choix d'une norme de diffusion, MPEG 2 ou MPEG 4. . La TNT permet la diffusion en hertzien de plus de chaînes, ce qui pose des problèmes d'équilibre sur le marché des ressources publicitaires dans la mesure où l'offre de chaînes en clair n'est pas fortement axée sur des chaînes publiques (contrai- rement à la Grande Bretagne). . La TNT va conduire ses acteurs (éditeurs, distri- buteurs) historiques ou « nouveaux entrants » à réaliser d'importants investissements (frais de dif- fusion, décodeurs, dépenses marketing). Pour l'industrie cinématographique, aborder les ques- tions concernant le débat technologique sur la norme de diffusion nous conduit à rappeler un certain nombre de principes. . Les conditions technologiques du lancement de la TNT doivent être les plus lisibles et les plus stables possibles pour les acteurs de la TNT, afin de ne pas introduire un aléa supplémentaire dans leurs modèles économiques. . Ces conditions ne doivent pas augmenter le transfert de ressources des contenus vers la technique. MPEG-2 ou MPEG-4 A partir de ces principes, il nous est possible d'appré- hender le débat qui s'est posé aux pouvoirs publics et au Conseil supérieur de l'audiovisuel en distinguant les problèmes de calendrier et le choix d'une norme de diffusion distincte pour le clair et le payant. La TNT pour quoi faire ? L'appréciation de la TNT par l'industrie cinématogra- phique doit s'appréhender dans le cadre plus général de ses relations avec l'ensemble des diffuseurs audiovisuels. En effet, notre propos n'est pas d'apprécier une nouvelle technologie de diffusion audiovisuelle en tant que telle, mais de transformer l'ensemble des questions qu'elle pose en une intenogation centrale : quelles en sont les conséquences pour l'industrie cinématographique ? Dans cette perspective, et au-delà de certaines dimen- sions particulières (portabilité, développement de chaînes locales), l'industrie cinématographique appréhende la TNT et son développement autour de quatre axes principaux : . La qualité du numérique, et en particulier la haute définition, rend les programmes plus attrac- tifs, y compris les oeuvres cinématographiques. . La nature « terrestre » de la TNT en fait un mode de diffusion mieux encadré (par rapport au satellite par exemple). L'hertzien permet de « re-nationaliser » des modes de diffusion de chaînes, puisque le mode d'attribution des fréquences est de nature régalienne, alors que le mode de diffusion par satellite peut permettre par la délocalisation de l'émission d'échapper à la réglementation. La contrainte du calendrier La volonté du Conseil supérieur de l'audiovisuel et des pouvoirs publics de lancer la TNT en mars 2005 rendait obligatoire le choix de la norme MPEG-2 pour la TNT en clair. . Le calendrier et ses contraintes étaient liés à une dimension politique (volontarisme du CSA, sou- hait de rattrapage des autres pays européens) mais aussi à des facteurs économiques : les nouveaux entrants sont engagés dans le processus, les dépenses de réaménagement de fréquences sont réalisées, des contrats de diffusion sont sur le point d'être signés. . Seule la norme MPEG-2 présentait l'avantage de la visibilité : utilisée dans tous les pays européens, elle permet de minorer le coût des équipements (déco- deurs), ce qui est un facteur-clé de succès d'une « TNT pour tous ». En effet, le développement de la TNT en Europe en MPEG 2 permet de bénéficier, dès le lancement, de coûts de décodeur attractifs. . Le concept du saut technologique était certes séduisant mais il pouvait également se transformer en saut dans l'inconnu, du fait du développement de nouvelles normes de compression numérique. REE HORSSÉRIENol Septembre2005 Enjeux pour les fabricants de contenus . Si MPEG-4 permet de multiplier par deux, sur un multiplexe, le nombre de chaînes diffusées et la diffusion de la télévision en haute définition, cette dernière passe par un renouvellement important de l'équipement des ménages. Leur coût semble incompatible avec un objectif immédiat affiché de « télévision pour tous ». Cet argument plaide pour une télévision haute définition réservée à des modes de diffusion plus segmentés. . Il était par ailleurs indispensable que cette norme soit stable (et ce pour les foyers comme pour les opérateurs). En effet, les opérateurs de télévision payante doivent développer des décodeurs configurés pour le clair et le payant (ils seraient pré- initialisés). L'amortissement de leurs investisse- ments (RD et coûts du décodeur) exige que la durée de vie de ces décodeurs soit comprise entre 5 et 7 ans, cet horizon couvrant explicitement la nais- sance de la TNT en clair et son extension payante. Une fois cette contrainte de calendrier admise, fallait- il pour autant abandonner la norme MPEG-4 et donc la possibilité de la HD sur la TNT ? Pour la filière cinématographique, la norme MPEG-4 permet à la fois de diffuser plus de chaînes (2 à 2,5 fois plus) et de diffuser de la TVHD. L'argument sur le nombre de chaînes semble peu pertinent du fait du très faible nombre de nouveaux entrants (opérateurs privés ou service public), mais ouvre des perspectives concernant les chaînes locales et le développement de nouveaux ser- vices. Quant à l'argument de la TVHD, il était apprécié de la façon suivante : . La télévision haute définition par sescaractéristiques distinctives constitue pour le foyer un argument supplémentaire d'attractivité de la TNT. . Pour l'industrie cinématographique, la TVHD permet un renforcement qualitatif notable de l'offre de films sur la télévision, élément straté- gique dans la perspective du développement à venir de la diffusion de films sur internet. . Cela permet un véritable saut technologique, MPEG-2 ayant atteint ses limites alors que MPEG-4 en est à ses premiers stades de développement. . Cela permet que la TVHD soit localisée sur un mode de communication hertzien. Dès lors la solution est apparue possible : une disso- ciation des normes (MPEG-2 pour le clair et MPEG-4 pour le payant) associée, à un décalage temporel. Cette dissociation permet : . une optimisation de la gestion des fréquences au profit de la valorisation des contenus, en particulier grâce à la télévision haute définition 'l'utilisation de l'ensemble du potentiel technolo- gique de la TNT . l'absence de « pollution » dans l'esprit des ménages dans leur politique d'équipement . l'amélioration des chances du projet TNT en s'assurant de la contribution des chaînes payantes (effet parc immédiat, massif et gratuit pour les abonnés). C'est le scénario de la convergence entre les intérêts des industries de contenu (valorisation du cinéma), des industriels (accélération du renouvellement du parc de téléviseurs), des diffuseurs (plus grande attractivité de leurs offres de programmes) et enfin du consommateur, qui verrait s'ajouter une motivation supplémentaire de migration vers la TNT. La filière cinématographique a vécu près d'un siècle de stabilité technologique et est peu préparée à une révo- lution numérique qui fait passer l'univers de la diffusion d'une logique de rareté à une logique d'abondance. Ce bouleversement technologique doit être maîtrisé, régulé, afin que l'extraordinaire opportunité que consti- tue le numérique en terme de diversité se transforme en réalité. EEi Eu 01-., k', 1 MichelGomezestéconomistedeformation (UniversitéParisIX Dauphine), ilaétécher- cheur et chargéde cours à l'Université Par s IX et à'Inst tut nat onasupérieurdes technologies nucléaires (e. E A)en écono- mie des déséqulllbreset en économiede l'nnovationtechnologique. Après avoir été administrateur de la Quinzainedes réalisateurs(Festivalde Cannes),puisdéléguégénéraldelaSociétédesRéalisateursde films, rejointL'ARP(Sociétéciviledesauteursréalisateurspro- ducteurs)en 1986et en devient le délégué généralen octobre 2003. REE HORSSÉRIE Nol Septembre2005