Enjeux pour la production audiovisuelle

Les enjeux de la HD pour la production : le cas d'AMP 04/09/2017
Auteurs : Gilles Sallé
OAI : oai:www.see.asso.fr:1301:2005-11:19805
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Enjeux pour la production audiovisuelle

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Parti NJEUX STRATÉGIQUES ET ÉCONOMIQUES DE LA HAUTE DÉFINITION Enjeux pour la production a a audiovisuelle Les enjeux de la HD pour la production le cas d'AMP Mots clés Production, Tournage, Captation Par Gilles SALLÉ AMP La haute définition, par la rupture technologique qu'elle crée avec le processus de production traditionnel, implique une repensée tant technique qu'économique de la captation de programmes audiovisuels. Quelles sont donc les modalités de cette migration ? La société AMP AMP a été créée en 1986 aux Sables-d'Olonne par son actuel dirigeant alors âgé de 21 ans. En presque vingt ans, elle est devenue la troisième structure française de prestation vidéomobile pour la télévision. L'entreprise dispose aujourd'hui d'une dizaine de cars régie ou régies démontées (flight-case) pour assurer la captation tech- nique d'émissions de télévision. La société a connu un développement atypique au regard d'une création en province, loin d'une métropole économique régionale, aux Sables-d'Olonne (Vendée). L'entreprise s'est consacrée à l'origine aux films de commandes institutionnels avant de s'orienter vers la télévision à partir des années 1992/1993. En souhaitant maintenir son siège en province, la stratégie s'est orientée vers la prestation vidéomobile qui offre aujourd'hui à AMP un rayonnement national et international, sans être handicapé par son implantation provinciale. AMP compte aujourd'hui 120 salariés permanents et réalisera cete année un chiffre d'affaire consolidé de 28 millions d'euros. Ses locaux sont implantés à Paris, Nantes, Lyon et aux Sables d'Olonne. Une nécessité économique Avec la mise en service de son premier gros car-régie en 1997 et ne disposant pas de plateaux fixes de télévision, AMP a visé à l'époque un créneau commercial qui n'était pas le plus couru par ses concurrents : les captations de spectacles vivants et de talk-shows en extérieurs. C'est la particularité de ce marché qui a ouvert les perspectives de la TVHD. Le raisonnement économique est en effet la première raison justifiant les captations en haute définition. En tournage multi-caméras, la HD était jusqu'alors essentiel- lement suggérée pour des productions destinées aux pays diffusant largement cette norme (Japon, Etats-Unis...). La TVHD offre pourtant aux producteurs de spectacles vivants une forte valorisation patrimoniale de leur master. Dans la majorité des cas, il est estimé qu'un programme tourné en simple définition offre une durée SSENTI S y N 0 P 5 Lahautedéfinition se présenteaujourd'huicomme une nécessité économique pour les acteurs de la production audiovisuelle,en regardde la concrétisationde soncalendrierdu déploiementcom- mercial s'articulant autour de la couverture d'importants spec- taclesvivants,tels que laCoupedu monde FIFA'M 2006,Lamigra- tion déjà amorcée de la SD vers la HD implique donc des com- promistant techniques qu'éditoriaux,afin d'accompagnerla tran- sition du parc d'équipement grand public vers une chaîneHD de bout en bout. HighDefinition positionsitself todayasan economic necessityfor the players involved in audio-videoproduction, considering that the deployment of the commercial calendarfor HD is structured aroundthe coverageof majorliveevents,suchasthe 2006 FIFATM World Cup. The alreadybootstrapped migration from SD to HD therefore entails technical and editorial compromises in order to sustain the transition of the installed base of consumers'equip- ment towards an end-to-endHD chain. REE HORS SÉRIE WI Septembre2005 m Partîe Il ID ENJEUX STRATÉGIQUES ET ÉCONOMIQUES DE LA HAUTE DÉFINITION de vie commerciale de trois ans, le même réalisé en HD peut atteindre 10 ans. Les premiers prescripteurs français de la TVHD furent donc logiquement les producteurs de spectacles vivants, alors même qu'il n'existait aucun moyen de diffusion en France. Le calendrier de l'introduction des émissions en TVHD en France se précisant à court terme, les télédiffuseurs sont venus soutenir cette volonté de tourner en haute définition. On assiste dorénavant à une inversion de tendance sur le marché français : la majori- té des spectacles vivants de renom se tournent en TVHD. Ce chiffre pourrait atteindre 90 % en 2006. AMP réalisant 40 % de son chiffre d'affaires dans ce domaine, le passage d'unités de production en HD semblait offrir des perspectives intéressantes. C'était l'occasion pour l'entreprise de conserver des parts de marché qui auraient pu, à terme, lui échapper au profit de concurrents étrangers. La stratégie visait aussi à dynamiser le secteur de la prestation technique audiovisuelle française. Plutôt que s'enfermer dans un scepticisme ambiant, autant tirer vers le haut la qualité de ses prestations. Ainsi, alors qu'à l'époque aucun télédiffuseur n'an- nonçait clairement un calendrier prévisionnel d'émission en TVHD, AMP a annoncé dès fin 2003 qu'elle mettrait en service deux cars-régie HD en 2004. Ensuite, tout est allé très vite. La décision d'AMP fut suivie du choix par HBS, le producteur de la Coupe du monde de football en Allemagne, de la produire intégra- lement en haute définition. Le processus s'accélérait. Juin 2006, date de la Coupe du Monde, est devenu la date repère à laquelle TFI a annoncé qu'elle émettrait déjà en TVHD. Le calendrier s'est précisé et des chaînes françaises ont annoncé leur intention de débuter leurs émissions à l'automne. Parallèlement, l'avènement de la TNT fut une fabu- leuse opportunité technique de diffusion de programmes HD. Son lancement a été un véritable plaidoyer en faveur de la TVHD. Les partisans du MPEG2 et ceux du MPEG4 étaient unanimement d'accord sur la nécessité d'introduire la TVHD sur le marché français. D'une logique de production à celle de la diffusion Le développement de la haute définition entre donc actuellement dans sa seconde phase. Après l'intérêt patri- monial intéressant les producteurs, les grandes chaînes françaises sont aujourd'hui en phase de capitalisation de programmes HD pour leurs futures grilles de pro- grammes ou en phase de tests « grandeur nature » sur des rencontres sportives notamment. Les événements sportifs catalyseurs d'audience doivent désormais emboîter le pas du format TVHD. Leur production à terme en TVHD est aujourd'hui actée. Il se pose le problème du format de captation. Si les spectacles vivants ont fait du 16/9è"'' leur format de référence depuis des années (même en productions SD), les retransmis- sions sportives sont restées attachées au 4/3. Les méthodes de tournages au format large et la compatibilité pour les téléspectateurs disposant encore d'anciens téléviseurs 4/3 sont les principales difficultés que les télédiffuseurs s'attachent actuellement à résoudre. A cela, il faut ajouter l'appréciation de valeurs de plans différentes entre capta- tion SD et HD, du fait du gain de définition offert par la TVHD. Par exemple, la caméra « plan large » sur un match de football serait appréciée plus large en captation HD. Les chaînes optant, économiquement, pour une cap- tation commune HD compatible SD (non pas pour une double production), il faudra faire des compromis de mise en image tant que les deux parcs de téléviseurs cohabiteront. Ce choix de ne faire qu'une production compatible devrait favoriser la rapidité du renouvellement du parc français de téléviseurs. La TVHD est aussi une fabuleuse opportunité pour la mise en ondes sonores des programmes. Le format 16/9ë,,,,,qui plus est en TVHD, est opportun à améliorer la qualité sonore du programme. AMP est le seul prestatai- re français a avoir équipé deux de ces cars régies d'enco- deur Dolby E. La première diffusion TVHD en 5.1 a eu lieu récemment. Avec l'apparition des téléviseurs HD, il ne faudra pas attendre longtemps pour que les prime time soient tour- nés en HD. Nous assisterons là à l'étape finale de la migration SD vers HD. La migration Passer de la simple définition vers la haute définition n'est pas sans poser de problème. Ces complications sont de deux ordres : technique et éditoriale. Sur le plan technique, dans le cas d'une prestation vidéomobile, toutes les sources vidéo susceptibles d'entrer dans le programme ne sont pas au format HD. Cela est dû à l'absence (ou la rareté) de quelques moyens spécifiques HD (caméra haute vitesse, caméra paluche, liaisons HF, générateur d'écriture...) ou à la nécessité de l'intégration de sujets vidéo SD. La réponse technique existe et elle est simple avec l'usage de « up converters ». Ceux- ci assurent également la conversion du format 4/3 REE HORSSÉRIENT Septembre2005 Enjeux pour la production audiovisuelle vers 16/9... 0. Inconvénient : la source SD conserve dans le programme HD une définition moindre. Cela n'a que peu de conséquence si le programme est diffusé sur des réseaux SD, mais les prochaines émissions en HD souffriront de tels artifices. Les fabricants procèdent actuellement à la finalisation des outils techniques qui faisaient défaut en HD. A court terme, l'usage du up converter se réduira considérablement. Sur le plan éditorial, à l'exception des productions de spectacles vivants qui ont déjà majoritairement adopté le format 16/9e "'c, la TVHD impose de réflé- chir la mise en image au format large. Pour les télé- diffuseurs, cette période de migration SD vers HD (ou plutôt 4/3 vers 16/9ë,,,c)pose le problème de réa- liser des productions compatibles qu'il faudra dif- fuser sur l'ancien canal SD 4/3 avec des bandes noires (letter box) ou tronquées de part en part (pan & scan). Si l'ardeur développée par les grands télédiffuseurs français, les fabricants de matériels, AMP et quelques prestataires de post-production et de transmission est relayée par l'adhésion des spectateurs remplaçant leur téléviseur traditionnel par un écran HD, cette période de migration devrait durer moins de 5 ans. L'auteur Dès 1983 Gilles Sallé occupe le poste de directeur d'antenne d'un radio loca e Après son baccalauréatobtenu en 1984, Il pou- suivra ses études à l'École supérieure de réalistation audiovi- suelle (ESRA)à Parisjusqu'en 1986. A cette date, il créera ATLANTIC MEDIA aux Sables-d'O onne pour développer une activité audiovisuelle (sous la marque ATLANTICMédia Télévision). En 1993, la société devient AMP et construit son premier car- régie de télévision. Avec l'ouverture d'une agence parisienne en 1996, son Implan- tation sur Lyon (1997) et Nantes (2001), AMP développe son activité nationale. En 2003, AMP est devenue le troisième opérateur vidéomobile français et le premier, en 2004, à proposer des cars-régie en haute définition. 2005 marquera le rachat des studios 107 qu placeront AMP parmi les premières sociétés françaises de prestation technique de tournages télévisés multicaméras. AMP réalisera en 2005/2006 un chiffre d'affaires consolidé de 28 millions pour un effectif de 120 salariés REE HORSSÉRIENT Septembre2005