D'une post-production SD vers une post-production HD

04/09/2017
OAI : oai:www.see.asso.fr:1301:2005-11:19792
DOI : You do not have permission to access embedded form.

Résumé

D'une post-production SD vers une post-production HD

Métriques

15
8
1.53 Mo
 application/pdf
bitcache://4e9a4bc874ffda780248eb31ea4f008d7d9a8e11

Licence

Creative Commons Aucune (Tous droits réservés)
<resource  xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance"
                xmlns="http://datacite.org/schema/kernel-4"
                xsi:schemaLocation="http://datacite.org/schema/kernel-4 http://schema.datacite.org/meta/kernel-4/metadata.xsd">
        <identifier identifierType="DOI">10.23723/1301:2005-11/19792</identifier><creators><creator><creatorName>Marc le Dain</creatorName></creator><creator><creatorName>Patrick Lespagnol</creatorName></creator></creators><titles>
            <title>D'une post-production SD vers une post-production HD</title></titles>
        <publisher>SEE</publisher>
        <publicationYear>2017</publicationYear>
        <resourceType resourceTypeGeneral="Text">Text</resourceType><dates>
	    <date dateType="Created">Mon 4 Sep 2017</date>
	    <date dateType="Updated">Mon 4 Sep 2017</date>
            <date dateType="Submitted">Sat 17 Feb 2018</date>
	</dates>
        <alternateIdentifiers>
	    <alternateIdentifier alternateIdentifierType="bitstream">4e9a4bc874ffda780248eb31ea4f008d7d9a8e11</alternateIdentifier>
	</alternateIdentifiers>
        <formats>
	    <format>application/pdf</format>
	</formats>
	<version>33586</version>
        <descriptions>
            <description descriptionType="Abstract"></description>
        </descriptions>
    </resource>
.

. Partie Il) ENJEUX TECHNIQUES DE LA HAUTE DÉFINITION D'une post-production SD vers une post-production HD Par Marc LE DAIN', Patrick LESPAGNOL 2 A vid Technology 1, Duran Duboi 1 rkri mzw -M Hautedéfinition, Définitionstandard, 16/9,4/3, Etalonnage,Ttrage, PAD,Down-conversion, Up-conversion.On-line L'introduction de la vidéo numérique haute définition a obligé les différents intervenants à trouver des solutions pragmatiques pour l'intégrer dans les circuits traditionnels de fabrication et de diffusion. D'une post-production SD vers une post- production HD La création et la diffusion d'un programme audiovisuel est une suite de nombreuses tâches faisant intervenir une multitude de compétences créatives et techniques, dans des domaines très variés : l'écriture, l'éclairage, le trucage... Ces tâches sont regroupées dans trois filières principales : la production composée en partie du tournage, la post- production qui consiste à l'assemblage des images et des sons, puis la diffusion. Ces filières sont distinctes mais naturellement dépendantes. Pour chacune des tâches composant ces filières, l'introduction de la vidéo numérique HD (High Définition) modifie les moyens et les méthodes utilisées en vidéo SD (Standard Définition). Lors du tournage, le chef-décorateur devra tenir compte du nouveau cadre 16/9 qui était auparavant 4/3. Le réalisateur devra se familiariser avec cette image qui fera ressortir le moindre détail d'un décor ou d'un visage. Les monteurs devront mélanger "harmonieusement " des images HD et SD. Puis les diffuseurs devront garantir une qualité de l'image adaptée aux téléviseurs qu'ils soient 16/9 ou 4/3. Comme cela a déjà été réalisé dans le passé, lors de l'introduction de nouveau format ou de nouveaux outils, chaque filière revisite ses méthodes tout en maîtrisant le surcoût que pourrait occasionner la production en HD. C'est le cas de la post-production qui doit gérer les deux formats HD et SD sur une période de transition de quelques années. Dans un même montage, l'utilisation des deux formats HD et SD pose clairement des questions techniques à chaque étape de la fabrication mais oblige aussi à des choix esthétiques dépendant de l'origine des images et du format de diffusion. Les étapes de post-production Les étapes de fabrication sont identiques pour les filières standard définition (SD) ou haute définition (HD), (figure 1). La filière SD est parfaitement maîtrisée en interne, la filière HD devrait conserver les mêmes étapes de fabrication mais en changeant ou en upgradant chaque maillon de la chaîne. Cette fabrication ou postproduction, exige des personnes avec des compétences bien spécifiques pour chacune de ces étapes. C'est le savoir-faire du prestataire SSENTIEL SYNOPSIS A partir d'une filière technique traditionnelle parfaitement maîtri- sée, les post-producteurset les différents intervenants ont su mettre à jour les quelques maillons de la chaîne de fabrication nécessairesà l'intégrationde lavidéo numériquehautedéfinition. Déjà rompus à cette gymnastique dans le domaine du film, les professionnels du secteur ont appliquédes méthodes similaires pour cette nouvelle transition. La majorité des équipements et des logiciels lesy ont aidés dans la mesure où les nouveauxfor- mats ont été largementanticipés. La réussite de cette migrationne seracependantcomplète que si les créateurseux-mêmesenvisagentdès lagenèsede leur projet les formats de tournage,de post-productionet de diffusion. Cela leur éviteralestransferts et conversionssuccessifs,parfoislourds et coûteux à mettre en oeuvre,sans parlerde la perte de qualité inévitablement accrueau fil des opérations... Keeping the traditionnal process in post-production, users, equipment providers,and others have developedtechnicalparts to get a complete integration of video technical chain of High Definition digitalvideo TV. REE HORSSÉRIENT Septembre2005 D'une post-production SD vers une post-production HD Mixage audio Rushes S16mm Bande Antenne SD BANDEDERUSHAGE MONTAGE AUTO ANTENNE czgîàm & VIRTUEL CONFO ETALONNAGE TITRAGESYNCHRO Rushes VERIFICATION HDCAM Bande Bande Antenne Sons directs DiffuseurTournage directs Tournage ?.;s ; ; :jc''icn Diffuseur Figure l. qui fera que la bande antenne soit livrée aux diffuseurs en temps et en heure, avec toutes les recommandations artistiques du chef opérateur et les exigences financièresZD du producteur. Toute la fabrication est suivie et gérée en interne par un chargé de production, il est l'intermédiaire uniqueC> entre le producteur et l'équipe de postproduction. 1. Le «dérushage » C'est la prise en charge des rushes. Les éléments de tournage peuvent être d'origines argentique (super 16 mm en général) ou magnétique, K7 vidéo standard définition (SD) ou haute définition (HD). Dans le cas d'une captation argentique, le dérushage consiste à transférer le film sur un support magnétique SD ou HD selon le choix de la production. Cette étape utilise un télécinéma (équipement très coûteux), elle est assurée par un étalonneur. Ce n'est plus comme avant un simple transfert droit en « lumière unique ou best light », mais déjà un transfert avec une intention dans l'étalonnage, en accord et validé par le chef-opérateur. Dans le cas d'un tournage vidéo HD, le dérushage consiste principalement à une « down conversion » du rush HD en rush SD pour alimenter le montage virtuel qui se fait majoritairement en Off Line. Cette étape est assurée par un technicien d'exploitation. A ce stade, les rushes sont muets, il faut enregistrer synchrones les sons directs du tournage avant que le montage virtuel puisse en disposer.b 2. Le montage Virtuel Il fait appel à une puissante station informatique comprenant des cartes vidéo d'acquisition SD ou HD, du stockage et une application. Après avoir chargé les éléments de tournage (digitalisation) dans le disque dur de la sta- tion, le monteur (euse) dispose de deux à trois mois pour effectuer le montage de la fiction ou du téléfilm en mani- pulant les images et les sons venant du disque dur. Le monteur peut utiliser des images ne venant pas obligatoirement des rushes de tournage ; des images d'archives ou des éléments extérieurs peuvent être insérés pour les besoins du scénario. Dans le cas d'une filière SD, cela ne pose aucun problème étant donné que les rushes et les éléments extérieurs sont de même résolution (720 pixels sur 625 lignes), et ces images ont le même ratio largeur/hauteur qui est de 1,33 (4 :3). Dans le cas d'une filière HD, l'image HD (1920 pixels sur 1080 lignes) a un ratio largeur/hau- teur de 1,77 (16 :9), l'apport d'images SD va donc poser des problèmes sérieux portant sur des choix techniques mais aussi artistiques qui devront être pris à ce stade de la fabrication du film. Cette problématique de la diffé- rence des cadres est très bien développée dans le chapitre « Conditions viables de migration d'une chaîne de télévi- sion vers la HD ». Montage virtuel Off Line signifie que la « digitalisa- tion » des éléments de tournage (rushes) dans la station de montage s'est faite avec une résolution inférieure à celle des rushes, ce qui permet de monopoliser moins de volume de stockage. Le ratio de compression utilisé dans ce cas est de 10:1. Le montage On Line « digitalise » les rushes SD dans leurs résolutions originelles (ratio 1:1) et les rushes HD dans un ratio de compression de 4:1 en utilisant un nouveau codec garantissant une excellente transparence. Dans le cas du On Line, le volume de stockage et la puissance de la station doivent être dimensionnés en conséquence. Une fois le montage validé par le réalisateur, la station de montage édite une liste de montage (edl) référencée sur le time code des éléments de tournage. REE HORS SÉRIE WI Septembre2005 rt 1 e 11 ENJEUX TECHNIQUES DE LA HAUTE DÉFINITION Montage Te!ec!nema , -_,, S16mm --------- RushSD (10:1) Virtuel Rush Off Line S16mm Rush SD (10 : 1) OffLine sn 0 Régie d'Autoconfo' Liste de RushSD montage .edl 1 Étalonnage 10 (> « Tape,toTape 0 0 Programme SD BandeAntenne Nodal PAD Master Étalonn é Titr é Tita ? e SonoreGeneriquGénérique ooeocQ Son def (up conversion) o Programme HD BandeAntenne PAD MixageAudio Figure 2. 3. La régie d'auto conformation du programme Elle reçoit du montage virtuel : . la liste de montage edl (Editing Decision List) sous forme de fichier informatique (*.edl), . le Digital Cut (sortie du montage virtuel-programme complet monté dans une basse résolution), . les rushes de tournage. C'est une opération semi-automatique, le système va chercher les plans sélectionnés sur les K7 rushes en fonction de la liste de montage, pour les mettre bout à bout et ainsi conformer le programme. Cette régie doit posséder un manipulateur d'image (DVE - Digital Vidéo Effect) pour exécuter les effets qui se trouvent sur la liste de montage edl (volet, dissolve, zoom, recadrage...). 4. Etalonnage C'est une étape importante, elle se fait en présence du chef-opérateur et nécessite plusieurs jours. L'étalonnage consiste à coordonner les différents plans du film, mais aussi à donner une ambiance générale au film par le travail sur la colorimétrie et la lumière. Cela impose un équipement puissant, de type hardware dédié, qui exécute en temps réel les modifications colori- métriques primaires et secondaires. L'étalonneur dispose des fenêtres ou des masks pour isoler un ciel ou une autre partie de l'image. L'étalonnage a pris plus d'importance qu'auparavant surtout en HD, la puissance créative du couple étalonneur/ système d'étalonnage devient essentielle pour le client. Que ce soit pour une filière SD ou HD, cette étape est unique. 5. Titrage & générique Il est obligatoirerement fait après l'étalonnage pour ne pas modifier la couleur du texte qui est en incrustation sur le programme. Le couchage du mixage son définitif peut être effectué pendant cette étape. A la fin de cette étape, on dispose d'une cassette qui devient le master du programme, et cette cassette va servir à la bande antenne mais sera aussi archivée. 6. Bande Antenne (ou Bande Prête à Diffuser : PAD) C'est l'insertion de signaux tests (vidéo et audio) en amont du programme, la rédaction de la fiche technique avec le maximum de renseignements sur son contenu : Time code de début, de fin, durée du programme, nombre de pistes audio, standard vidéo, etc... REE HORS SÉRIE WI Septembre2005 D'une post-production SD vers une post-production HD Montage Virtuel Télécinéma Virtuel Rush Off Line S16 mm Rush SD (10 : 1) OffLine / J L _ jc ,uaai 0 Régie d'Autoconfo Liste de Rush HO..... m to edt ge Étalonnage cil 0 0<> ir " i « 1 Étalannage p0 O « TapetoTape » Q G Programme SD Bande Antenne Nodal PAD Master Étalonn é Titrée Sonore (down conversion) eTitrag irinériqiue Son def t Programme HD Bande Antenne PADPAD Mixage Audio Figure 3. Rush HDCAM Montage Virtuel On Line (codée 4 :1) " 0 ". Étalonnage « Tape to Tape » 0 0 0 0 Nodal Programme SD Bande Antenne PAD Titrage G énérique Son def 'D' /' Master Étalonn é Titré Sonore " Il el l f Basant aucune Égp (down conversion) d Programme HD Bande Antenne PAD Égmi)r Mixage Audio Figure 4. REE HORS SÉRIE Wl Septembre2005 . Partie 10 ENJEUX TECHNIQUES DE LA HAUTE DÉFINITION Cela doit répondre à un cahier des charges ou normes techniques des diffuseurs. Cette opération se fait, sous la maîtrise d'un techni- cien d'exploitation expérimenté, dans un local technique bien équipé en convertisseurs, appareils de mesure vidéo/audio et autres. Deux bandes antennes ou PAD doivent être fabriquées : . une PAD en HD (16 :9) . une PAD en SD (4 :3) venant d'une down conversion de la PAD HD. Cette PAD possèdera des bandes noires horizontales en haut et en bas de l'image pour que l'image HD 16:9 puisse « rentrer » dans le cadre de l'image SD 4:3. Une vérification du programme est obligatoirement faite avant sa livraison aux diffuseurs dans une salle de vérification ad hoc. Aujourd'hui, les fictions sont tournées encore majori- tairement en super 16 mm et post produites en SD dans la filière traditionnelle (figure 2). Si le diffuseur demande aussi une PAD HD, elle pro- viendra d'une « up conversion » de la PAD SD. Dans ce cas, la PAD HD possèdera des bandes noires verticales à droite et à gauche de l'image pour que l'image SD 4 :3 « rentre » dans le cadre de l'image HD 16:9. Le tournage en S 16 mm n'exclut pas la possibilité de post produire en HD avec un montage virtuel en Off Line (figure 3). La PAD SD proviendra d'une « down conversion » de la PAD HD. 7. Vers le Montage Virtuel HD On Une Avec l'augmentation de la puissance de calcul des stations informatiques et un coût du stockage en baisse, on peut envisager que le montage virtuel se fasse en On Line pour tous les films qu'ils soient tournés en S 16 mm ou en HD. L'étape de la conformation serait alors supprimée car le « Digital Cut » deviendrait automatiquement l'auto- conformation du programme. La post-production se ferait en HD du début à la fin (figure 4). Conclusion Les filières de post-production peuvent adapter ces méthodes pour gérer les formats HD et SD. Mais une volonté forte de filmer en HD, le plus tôt possible, permettra rapidement de mettre en place une filière de post-production HD On Line et de limiter l'utilisation d'éléments SD, tout en continuant à produire des bandes- antennes en SD et HD. mm a u En Marc LeDainest directeurEuropedu sud « produitset ser- vices »àAvidTechnology.Auseindecettestructure,Ilparticipe depuis1993àl'introductiondesnouvellestechnologiesdansles environnementsdepost-productionet dejournauxtélévisés. Patrick Lespagnol. Aprèsquelquesannéescomme responsableformationchez JVC Vidéo France, AmpexFrancel'a missionnéauprèsdesacliente- lepourassurerl'ingénierieet lesupporttechnique surleursinstallations.DanslegroupeExmachina, puis le groupeDuranDuboi, Patrick Lespagnol assure lafonctiondedirecteurtechnique '7 ,- : e ; Z REE HORSSÉRIEW Septembre2005 D'une post-production SD vers une post-production HO ANNEXE 1 Processus « Down Conversion » Ce processus a pour objectif de convertir des images Haute Définition (HD) en vue de leur utilisation dans des étapes de fabrication ou de diffusion traditionnelles en Définition Standard (SD). La différence importante des caractéristiques des formats fait que cette conversion dégrade et modifie le contenu de l'image.ZD La situation se présente notamment dans le cas du visionnage des images tournées (dérushage), du montage et de la diffusion traditionnelle pour les chaînes de télévision. Les deux contraintes sont : . les proportions de l'image, au ratio 16/9 pour la HD par opposition au ratio 4/3 pour la SD. . la définition de l'image, 1 920 x 1 080 pixels pour la HD par opposition à 720 x 576 pixels pour la SD. , " " y : " , !i ; ; j : ; " y j ae·,as >h I -'Ol .... -7mm1 i ...... 1 i, 1 1 z. li ? iage HD. 1 920 x 1080 pixels aii rcitio 16/9. Iiiiage SD. 720 x 576 pixels iiii i-atio 16/9. Les méthodes 1. Méthode « Letter Box » : l'intégralité de l'image est conservée, réduite en taille tout en conservant ses proportions et des barres noires horizontales sont ajoutées en haut et en bas afin de compenser la différence de ratio. La méthode « Letterbox » offre l'aiantage (le préserver le contenu iiitégrcil de 1 1image, au détriment d'une réduction de la surface utile sur mi écran. Cette une méthode très cou- rcitite pour la diffusion de eiiia en rai.son des_films 1619, avec une forte connotation cin' bandes noires. Cette solution apporte une touche « jictioii » (1 ii'iiiilorte quel type de programme 2. Méthode « Center Crop » : les proportions de l'image sont conservées mais les bordsZD gauche & droit de l'image sont tronqués afin de correspondre au ratio 4/3. La méthode « Center Crop » permet d'occuper toute la surface de l'écran mais ampute une part importante du contenu image, ce qui est préjudiciable au travail de toute l'équi- pe de production. L 1option « Paiz & Scan » permet de choisir dynciniiqtieiiient la porti.on privilégiée de l'image d'origine à conserver : cette solution est plus élégante et moi.tis brutale que de rester focalisé sur le centre de l'irnage. 3. Méthode « Squeezed » (anamorphose) : l'intégralité de l'image est conservée, mais on procède à un étirement vertical afin de compenser la différence de ratio. La méthode « Sclueezed » est pli (tôt eniisagée comme une astuce technique permettant d'utiliser le maximum de surface utile. Elle se prête difficileiiieiit à une projection dans la mesure où les proportions ne sont plus respectées (étirement des visages notamment). On Iti retrouve fréquemment associée à l'opération inverse qui permet de retrouver un ratio 1619 par conilt-ession de l'iiiiage. :} w. - ..,, ç.. , ,.-e ... REE HORSSÈRtEN Septembre2005 rtie Il ENJEUX TECHNIQUES DE LA HAUTE DÉFINITION ANNEXE 2 Processus « Up Conversion » A l'inverse de la Down Conversion, la Up Conversion consiste à convertir des images traditionnelles en Définition Standard (SD) afin de les intégrer dans une filière Haute Définition (HD). Et à l'identique de la Up Conversion le conte- nu de l'image est modifié. La situation se présente notamment dans le cas d'utilisation d'images d'archive ou tournées sur support traditionnel en vue d'une diffusion HD ou sur de nouveaux supports grand public (DVD-HauteDéfinition par exemple). 1 1 77im 1 1, 1 i L -_C_- " -------_. " -,---_._--_._ i_ 1 r 4 Image SD. 720 x 576 pixels au ratio 1619. Iinage HD. 1 920 x 1080 pixels au ratio 1619. 31 ; 1 1 z ; " " 1 Les méthodes 1. Méthode dite du « Gonftage » : l'image d'origine est agrandie de façon proportionnel- le (zoom) afin de remplir toute la hauteur utile en HD. Des barres noires verticales subsis- tent de chaque côté afin de compenser la différence de ratio. La méthode du « Gonflage » offre l'avantage de préserver le contenu intégral de l'image, sans pouvoir offrir tout le potentiel du support HD en ternies de qualité et de définition d'image. Les bordures verticales sur les côtés peuvent parfois être perçues comme désagréables. _ _______________...;..._,.___._....................._ 2. Méthode dite de l' « Etirement » : l'image d'origine est agrandie dans des proportions différentes horizontalement & verticalement afin de remplir tout l'espace utile en HD. La méthode de l' « étirement » permet d'occuper toute la surface de l'écran au prix d'un tassement de l'image qui n'est pas toujours flatteur. Cette méthode a tendance à ampli- fier 1,écart de définition entre la SD et la HD en raison des facteurs d'agrandissement différents en horizontal et en vertical : cette solution ne s'applique donc qu'à des images de très bonne qualité, avec un fort potentiel. 3. Méthode dite du « Remplissage » : l'intégralité de l'image est conservée dans ses proportions d'origine et on comble les espaces vides de l'image HD par un remplissage (image de fond). La méthode du « Remplissage » est plutôt envisagée comme une astuce technique permettant de préserver la qualité originale de l'image SD. Grâce à ce procédé, on peut lui faire suivre tout le traitement RD et s'assurer que les multiples conversions HD - SD qui peuvent intervenir au cours de la fabrica- tion auront l'impact le plus faible possible visuellement parlant. , 1 1 Il ,t, -,< jj >, 1, 11 1 1 1 Il,,Il 1 11 11 REE HORS SÉRIE WI Septembre2005