Les enjeux techniques de la production

04/09/2017
Auteurs : Pascal Kerloch
OAI : oai:www.see.asso.fr:1301:2005-11:19791
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Les enjeux techniques de la production

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Partie 1 ENJEUX TECHNIQUES DE LA HAUTE DÉFINITION Les enjeux techniques de la production Par Pascal KERLOCH Sony France UTOTrEm HDCAI, SONY, H ! ghDef, HDIV, Hautedéfinition, MPEG-4, 1080 eLa création et la diffusion de programmes HD, en Europe, se feront dans le cadre d'une stratégie pérenne et viable. Les professionnels du secteur maîtrisent aujourd'hui la technologie correspondante. Cet article se concentre sur les aspects pratiques qui feront de la TVHD un succès. « Je crois que le temps des commissions, des séminaires et de la réflexion concernant la haute définition est désormais révolu. Toutes les conditions sont désormais réunies pour passer à l'action ». Patrick Devedjian, 8 juillet 2004, allocution lors du lancement du HD Forum en France. L'impact de la diffusion en haute définition (HD) est aussi significatif que l'avènement de la télévision couleur il y a plus de 35 ans. Avec des images plus grandes et plus belles que la définition standard (SD) et un son numérique multi-canal, la haute définition a un rôle socio-économique et culturel extrêmement important à jouer pour les sociétés de production, les gouvernements et les téléspectateurs. La haute définition est vouée à transformer les secteurs de la diffusion, de la publicité et de l'électronique. La plus grande évolution depuis le passage à la couleur \ A choisir, qui se verrait encore, aujourd'hui, regarder la télévision en noir et blanc ? Dans quelques années, nous nous ferons certainement la même réflexion concernant la différence entre télévisions à basse et à haute résolution HD 1920 1080 (TVHD)... La TV HD offre en effet un tel bond qualitatif en termes d'images et de sons numériques qu'elle surclasse, à l'oeil nu, la télévision actuelle. L'essentiel de ses carac- téristiques techniques tient en quelques lignes : . Image diffusée en format large (15/9'ne ou 16/9èllie), avec une résolution extrême (de 900 000 pixels minimum pour pouvoir être créditée de «compa- tible », mais préférablement de 2 millions de pixels, contre tout juste 200 000 pour les téléviseurs à tube cathodique ; . Son 5,1 Dolby Digital enveloppant (surround) sur six pistes, particulièrement adapté aux équipe- ments de cinéma à domicile. La télévision à haute définition (TVHD) est une norme de radiodiffusion offrant une image grand écran de meilleure qualité et est logiquement accompagnée d'un son enveloppant dolby digital 5,1 sur six canaux. SSENTIEL SYNOPSIS La haute définition est probablement la plus grande évolution depuis le passageà la couleur. Le cercle vertueux est déjà en place, les téléspectatuerspossèdentdéjàpour certains des réso- lutions très élévées.Nousrappellerons lesétapesclefs, récentes, du point de vue des Européens. Le grand public est le principal catalyseurde cette révolution, car il demande des nouveaux programmes HD. Il existe aussi un enjeu culturel, car la création française ne produit pas assez de contenu local HD. Grâce à des standards techniques stables, les investissements sont sécurités. Le Progressifsegmented frame rend les équipe- ments commutables i&p, sanssupplémentsde coûts. L'articleétudie ce que la hautedéfinition entraînede surcoûts. La chaîne numérique HD paréede bout en bout. Les cars régies HD1080 sont déjà sur le terrain. Les solutions HD pour les pro- fessionnels sont maintenantbien maîtrisées. Thehighdefinition is probablythe greatest evolutionsincethe ari- sing of the colour TV. Thevirtuouscircle is alreadyin place ;growing numbersof TVvie- wers alreadyown very high resolutions.We will point out the key, recent stages,from the point of view of Europeans. General publicis the principal catalystof this revolution,because it asks new HD programs.There are also culturalstakes because Frenchcreationdoes not produceenough local HD contents. A stable technicalstandardmakes safe investments. Progressive segmentedframe makesswitchable equipmentswithout supple- ments of costs. Digital HD chain is here from beginningto end. HD solutions are now well mastered by the professionals. REE HORSSÉRIE WI Septembre2005 Les enjeux techniques de la production ..-......_,., - """ "''''''.''''-'''_è.'' . m ///1\1 li . " o -1 f, NBC ) IX\t S- Chh) :) Kurcn Kot-eii . 1 ti 1 1-& li ; t 720p 1080i Fall- 2004 1080i 1080i s JJMJBN plç,r-m2 R -20,1 (jOll - %7t (itioiiç Oii-.Iii- (as (Yf OcL *0. ?) 99.1 IID ttt, (iiltible thrt) igh (ilellite, (111 (i Ctible I (MO,160i BS-4b. (itellite 111) 1'1 fi-aiti'00 1080'60i), I) l 1 hci t (iiiedfrijoii 1080, ! 50i i% Ilig'00) 3 iii (ijoi- Nitille (l te%t t) ll- '01. Offi£-ialDl*l *%1 (ii-t%.fi-oiti 2005 (66 1080ir) Oi III) TI te%t %iiii-teil Sel) t &00. Dec'01. c-oipilyletioli bl- 2005 1080@'iOi (oi- 5- (1 » 1) 1-1 4II) l 1 %fiii-li,d Jiiii'01. Dl « l Ofi (itilpg· ; I)i Inr i-lp) DTIYIlDlI st«r9crl J«rr'I) I. D7'I Ofrriu). KicÀ 00-ili Ç.IIPII.* *0, ? \\ nddwid (' lIIh n " nnlriQu BrnJHif : t..till ioaoi 10801 10801 1080i 10801 ..1080i 10801 x 10801 STAPI.1 e HBO HOTV 10801 720p 1080i laclm 1080,'e YMME,oaoIL.IM 10801 11 Bi*oiidc ; itei' I) etail "p<. 1080)10801 1080i 10801 10801 lU 1080i m .. r 6e Depuis quelques années, un cercle vertueux s'est mis en place au Japon, puis aux États-Unis et désormais en Europe. Plusieurs facteurs se sont conjugués pour faire de la TV HD l'avenir immédiat de la télévision : la demande du grand public pour toujours plus de qualité sonore et visuelle, l'expansion des produits numériques (tels que les DVD musicaux et de cinéma), l'amélioration des normes de compression (MPEG-2 et désormais MPEG-4), la multiplication des réseaux de transmission (câble, satellite, TNT, xDSL, etc.). Les Européens sont encore absents du mouvement mondial vers la haute définition. Les premières recherches sur des standards analo- giques de télévision à haute définition ont débuté au Japon à la fin des années 1960, se poursuivant au cours des années 1970 et 1980, notamment au sein de la chaîne NHK. Qu'il s'agisse de créer, filmer, regarder, écouter, ou enregistrer en pleine définition HD 1 920 x 1 080, la haute définition est présente à toutes les étapes de la chaîne numérique et incarne l'évolution en cours. La recherche et développement, surtout la connais- sance quotidienne des marchés HD permet de rester en phase avec le changement. La HD est un standard aujourd'hui pérenne qui a su conjuguer pragmatisme technologique, économie, souples- se d'emploi quelle que soit l'application audiovisuelle. Aujourd'hui les professionnels, tournés vers l'avenir, savent que le mot clef est «anticipation ». Le choix de la haute définition garantit la valeur et le potentiel de leurs productions. Le cercle vertueux est déjà en place Petit retour en arrière. Dans les années 1980, le bond technologique et qualitatif incarné par le CD audio- numérique a transformé l'ensemble de la chaîne de pro- duction musicale, depuis la captation jusqu'à l'écoute, en passant par la post-production. Comme l'explique la note de l'Institut européen de l'audiovisuel et des télécommu- nications en Europe (Idate), le même mouvement est déjà enclenché par l'arrivée progressive de la télévision à haute définition sur le « vieux continent ». En France, les téléviseurs compatibles HD 1080 se généralisent plus vite que les contenus. En 2005, le chiffre d'affaires des ventes d'écran plat atteindra celui des téléviseurs à tube cathodique. En 2006, les ventes seront égales en volumes. En 2009, un tiers des français sera équipé de télévisions compatibles HD*. (source : GFK, 2004). Datamonitor, un autre bureau d'analyse du secteur, confirme que la haute définition est déjà bien installée dans les salons, en Europe. La plupart des écrans plasma, des récepteurs LCD et des rétroprojecteurs dernière géné- ration sont compatibles avec les signaux HD. Il prévoit que 4,6 millions de foyers européens seront équipés de la TVHD d'ici à 2008. Le cabinet Strategy Analytics est encore plus optimiste et annonce plus de 17 millions de foyers à la même échéance. Les diffuseurs, les producteurs peuvent lancer leur politique de programmes HD. La HD en Europe ne vivra donc pas de syndrome de la « poule et de Pceuf ». Du point de vue des Européens, rappel des étapes récentes 0 Entre 1997 et 2000, l'Europe ne parlait plus de haute définition, tandis que le Japon numérisait ses satellites HD. et les USA mieraient le terrestre REE HORSSÉRIE Nl Septembre2005 m Partie l ENJEUX TECHNIQUES DE LA HAUTE DÉFINITION NTSC en HD. A cette période Sony suggère au SMPTE la cadence 24 images par seconde sans changement de résolution, et le PsF (progressive segmented frames), rendant les équipements HD 1080 multi-compatibles, progressifs et entrela- cés. Les détenteurs de catalogues, notamment Américains, re-masterisent en HD 1080 des archives film. . De 2000 à 2001, les premiers longs métrages euro- péens réalisés à base de HD sortent, tandis que la majorité des séries TV USA font, elles, un large usage du tournage HD multi-caméras, la FCC imposant une migration aux plus gros networks, non encore passés à la HD. . De 2002 à 2003, Sony annonce plus de 10 000 équi- pements HDCAM vendus, et des grands noms du cinéma français Cédric Klapish, Claude Duty, Alain Corneau, Claude Miller, Yves Angelo, Jean-Jacques Annaud, ont tous réalisés au moins un film en utili- sant le HDCAM. Plus adaptée pour produire des téléfilms ou des documentaires, plus économique, une nouvelle gamme est introduite. De plus les workflow HD 1080 en fréquence 25 P sont plus simples de mise en oeuvre qu'en 24 P, donc plus abordable. Les premiers épisodes de séries fran- çaises Navarro, commissaire Moulin adoptent la HD 1080. Dans le monde, les échanges de pro- grammes HD se généralisent entre Américains, Coréens, Australiens, Anglais, comme cela a pu être constaté sur de grands marchés mondiaux de pro- grammes TV comme le MIP à Cannes. D'après les professionnels les programmes HD disponibles à l'achat se chiffrent en milliers d'heures de programmes. . Entre le deuxième semestre 2003 et 2005, les professionnels européens font un large usage de la haute définition 1 920 x 1 080 dans tous les domaines (cinéma, re-masterisation, archives, séries TV, documentaires). Tandis que Sony annonce avoir passé le cap des 15 000 enregistreurs HD profession- nels commercialisés, le marché de programmes HD européens devient concret, notamment pour les sociétés rodées aux co-productions avec le Japon et les USA. Des cars-régie HD 1080 sont mis sur le terrain (lire plus bas, TPC, PrimeVision, TopVision, AMP, BBC). Les radio diffuseurs privés européens définissent leur stratégie HD, souvent sur satellite et câble, et/ou ADSL. Exemple de TF1 : « TF1 lancera à la rentrée 2005 (sept-oct), un canal HD en MPEG4, en 1080 lignes, sur satellite (TPS), sur ADSL, voire sur toutes autres déclinaisons câble avec les opérateurs intéressés ». De nombreux voyages d'études de la part des diffuseurs européens, leur montrent que la TVHD est une réalité déjà ancrée au Japon, aux USA, mais aussi en Corée, Australie, Chine, avec des téléviseurs devenus abor- dables. La réalité décrite par les industriels d'envergure mondiale, était fondée, mais le retard de l'Europe ne pourra plus être comblé. Les solutions informatiques domestiques possèdent maintenant des performances, des définitions, des bandes passantes (ex : ADSL) suffi- santes. Les solutions de production grand public HDVI 080 ont connu un large succès lors des fêtes de fin d'année 2004. Début 2004, les solutions logiciels de montage HDV foisonnent et un industriel lance une version professionnelle comportant des améliorations spéciale- ment conçues pour utilisateurs exigeants. Les chaînes de télévision et les opérateurs de télédif- fusion sont prêts. Noos, TF1 et M6 ont annoncé leur intention de diffuser des programmes en haute définition dès 2005, de même que TPS et Canal Satellite qui ouvriront plusieurs canaux HD. Astra, opérateur de satellites euro- péen, propose déjà le bouquet « HDI & HD2 ». BSkyB en Grande-Bretagne et Premiere en Allemagne vont également se lancer en 2005. Il existe une concurrence naturelle entre tous les réseaux et supports de diffusion, qu'il s'agisse de transmission numérique par satellite, câble, xDSL, télévision numérique terrestre, distribution par DVD, voire télévision mobile (en Asie pour l'heure). Les opérateurs de télédiffusion, doivent prendre position sur la télévision à haute définition aidés pour cela, par le nouveau mode de compression MPEG-4-AVC (H264). Le grand public est le principal catalyseur de cette révolution en demandant des nouveaux programmes La popularité croissante du home-cinema, des DVD, du son surround multicanal et des téléviseurs grand écran (cathodiques ou plats) a rendu les consommateurs plus exigeants. Ce qu'ils veulent désormais, c'est véritable- ment s'immerger dans un univers d'images et de diver- tissements. Les recherches de la Consumer Electronics Association le confirment : aux Etats-Unis, les téléspec- tateurs sont sensibles à la différence qu'offrent les images grand écran et le son surround numérique 5,1. Autrement dit, le grand public est prêt pour la pleine haute définition HD 1 920 x 1 080. Mais quid du téléspectateur européen ? La demande de programmes attrayants, en quantité et produits localement, sera bientôt très supérieure à l'offre. Les producteurs, déjà sensibilisés, passent maintenant aux actes, mais seront-ils suffisants ? Les enjeux culturels de la Production, la création Française HD Interrogés par Business Advantage Group en mai 2004, plus de 150 producteurs audiovisuels d'Allemagne, REE HORSSÉRIENT Septembre2005 Les enjeux techniques de la production du Royaume-Uni et de France, déclaraient avoir déjà réalisé des productions en haute définition pour respectivement 42 %, 28 % et 15 % d'entre eux. 69 % des producteurs allemands n'ayant encore jamais tourné en HD envisa- gent de le faire d'ici 2007, 55 % des français et 53 % des britanniques. La majorité des personnes interrogêes (75 %) pense que la HD représente le futur de la produc- tion télévisuelle et que ce secteur augmentera de 67 % au cours des dix prochaines années. Le coût est considéré comme facteur clé de cette croissance : la technologie sera de plus en plus utilisée au fur et à mesure que son coût baissera. Pour sa capacité créative, par son histoire du cinéma, par la qualité de ses professionnels, l'Europe ne doit pas être à la traîne de cette évolution majeure que vit la télévision. I I I Les standards techniques stables, les inves- tissements sont sécurisés La norme HD 1920x 1080 lignes a été adoptée par l'Asie, l'Amérique du Nord et l'Europe. Les normes de transmission numérique par satellite (DVB) et de compression (MPEG-2 et MPEG-4-H264) sont-elles aussi normalisées, ainsi que la norme de raccordement des équipements HD dans le foyer (HMDI, High Définition Multimedia Interface) ? t ! tt 1 ! Dans l'ensemble des pays de la zone Pacifique seule la résolution 1920 x 1080 existe, tandis qu'aux USA elle représente plus de 95 % des networks. Pour les indus- triels, cette résolution offre une masse critique et cette définition est le standard d'échange mondial de programmes. Pour un programme produit en France, les possibilités de co-production et de revente ne sont pos- sibles qu'en 1 080. La résolution 720, n'est minoritaire- ment présente qu'aux USA, et n'est normalisée qu'en fré- quence 60 Hz. Ainsi les productions, indépendantes ou non, masterisent en 1080 (i ou p). Telle la chaîne FOX (diffusion 720) produit ses séries en 1 080/24P. Le show « Branson's quest for the best » est produit grâce à 6ZD caméscopes HD 1080. La réalité des choses fait que le 1080i50 aujourd'hui se positionne comme le meilleur candidat en production. De nombreux arguments converaent de façon unanime rî : j i à &- 1=1:gr-àl0 à:8 a 0' a pour ce standard. C'est la conclusion qu'a apporté le HD Forum (France) lors de son étude sur les standards et les ni méthodesde production. Il s'agit bien de 25 images pare b seconde. Le débit numérique est le même en entrelacé (i) et en progressif (p). La technique du Psf rend les équi- pements intrinsèquement commutables i&p, sans supplé- ment de coûts. (voir plus bas le Progressif segmented frame ; Psf). Depuis la fin des années 1990, le choix d'un standard mondial pour la production, la transmission et la réception de programmes télévisuels en haute définition (TV HD 1920x 1080 lignes, ITU 709) a rendu enfin possible une montée en puissance de toute la chaîne numérique, et une amélioration sans précédent de la qualité sonore et visuelle perçue par le téléspectateur. Cette nouvelle réalité profitera à toute la « galaxie numérique » en expansion dans les foyers : bouquets de chaînes reçues par câble, satellite, lignes xDSL, télévi- sion numérique terrestre, mais aussi consoles de jeu vidéo, musique et cinéma à domicile. Les téléviseurs « Full HD resolution 1920xlO8O » sont déjà disponibles au Japon et aux Etats-Unis. Le « Full HD Panel » avec une résolution de 1920 x 1080 pixels (HD intégrale), est doté d'un écran permettant l'affichage d'une source HD sans la perte de qualité entraînée par un ré-échantillonnage, contrairement aux écrans à résolution inférieure. L'image est donc affichée avec un maximum de détails et de netteté. Le lancement des écrans Full HD Panel est prévu en Europe pour l'année 2005. Le Progressif segmented frame rend les équipements commutables i&p, sans sup- plément de coûts Le Progressif est segmenté, ainsi l'électronique située en aval des CCD est commutable p ou i, sans complexité hardware ajoutée. Cette méthode existe déjà en vidéo standard, elle est héritée des télécinémas, qui scannent des images progressives (puisque issues de films 24 ou 25i/s) et la retranscrivent sous forme de vidéo. Actuellement lorsqu'un film est diffusé en TV ou en DVD, les trames 1 et 2 ont été photographiées au même instant. La haute définition entraîne-t-ette des surcoûts ? : vrai et faux La nouveauté et la technicité des produits de haute définition entraînent un surcoût de production, de l'ordre REE HORSSÉRIENol Septembre2005 Partiet M! a t. B< 1 ID ENJEUX TECHNIQUES DE LA HAUTE DÉFINITION SONY Le PsF simplifie les équipements Progressif 25 PsF (SegmentedFramey Entrelacé 50i .......... .t.*Sf ! ! _________.:'.'.').''"S "- ..iM...,...!;i'..S <.i''.S°-S !''-''"-'%"!"!'!' See /' !mage1 re paeSegment 1 : Image 1 Ti-aine paiie I = 1 EEEEEEEEEE........... EEEEEEEEEEEE<<--- t3 --- __j-: - seconde )/) mage2 L= = M7-i, a i,-,ne .. Segment 2 Tiaine in ? paire. ......... t3 seconde 5050! ; 50 trames t4 t49 -: ----.- mage 25 t5o, seconde '.. de 10 % à 20 % comparé aux technologies usuelles de basse définition. En 2001, une étude technique de la BBC soulignait que, dans le cas de tournages complexes, nécessitant beaucoup de traitements numériques, la HD revenait finalement moins chère qu'un tournage en super 16 mm. Les producteurs européens ont confirmé cela, gardant toutefois des spécificités locales quant au format (90 minutes) et aux processus de post-production locaux. La chaîne numérique HD parée de bout en bout Des cars-régie HD 1080 déjà sur le terrain, en Europe Mélangeurs, caméras de productions, murs d'images, enregistreurs HD équipent le nouveau car de TopVision GmbH, qui ne compte plus les couvertures des matches de football en Allemagne. Que ce soit la National League, la Champions'League ou l'UEFA Cup, les diffuseurs publics et privés RTL, TM3, Premiere et SAT.l font confiance à cette société berlinoise qui s'est spécialisée dans les reportages en extérieur de grande qualité. Anticipant la migration vers la production en haute défi- nition, TopVision GmbH a complété son parc de cars de reportage avec un car entièrement HD, une première en Allemagne. Ce projet, prévoit l'aménagement d'une quinzaine de caméras pour la diffusion de manifestations variées telles que les spectacles musicaux et les événe- ments sportifs HD 1080. « Nous sommes convaincus que la Coupe du monde de football de 2006, qui sera bien sûr entièrement pro- duite en HD-1080, accélérera la migration vers la HD dans notre pays. « Nous sommes garantis d'un investis- sement évolutif, tourné vers l'avenir » affirme Kerstin Fluhrer. Egalement la plus grande société suisse de production TV et filiale de SRG « SSR idée suisse » se dote d'un car de 12 à 24 caméras. Ce car sera utilisé dans le cadre des Jeux olympiques d'hiver 2006 à Turin et permet de faire face une augmentation constante du nombre de produc- tions HD, notamment dans les domaines du sport et de la culture. Les outils de production HD1080 tels que caméras, moniteurs, systèmes d'enregistrement et éditeurs. Le mélangeur de production est multi-format SD & HD, ce qui le rend adapté au monde de la TV d'aujourd'hui en Europe. Cette performance, et sa souplesse d'utilisa- tion s'ajoute à une capacité d'intégration sans précédent, dans un châssis extrêmement compact. Ce sont les mêmes mélangeurs qui équipent la société AMP, un des plus importants prestataires français sur le marché des cars régie de production, qui compte depuis mi 2004 deux cars HD 1080. Equipés de 8 caméras, ils peuvent contenir jusqu'à 10 magnétoscopes numériques ou analo- giques (les magnétoscopes HDCAM sont installés en standard). « Les performances technologiques et la qualité des produits et services du fournisseur nous ont permis de repenser totalement la configuration d'un car-régie en HD. Nous sommes ainsi les premiers en France à proposer des cars-régie en HD », déclare Gilles Sallé, directeur d'AMP. Il était crucial que tout soit mis en oeuvre pour limiter l'encombrement et pouvoir assurer la captation d'un spectacle là où un gros mobile ne peut accéder. L'équipe système du fournisseur a notamment réalisé la conception de la partie audio/vidéo dans un volume REE HORS SÉRIE WI Septembre2005 Les enjeux techniques de la production minimum. L'objectif d'AMP est de cibler une nouvelle clientèle sur le marché émergent de la HD. Les produc- teurs réticents devant les coûts entraînés par le tournage en HD trouveront une excellente alternative avec ce nou- veau mobile compact, car la prestation restera dans les limites de leur budget : « L'offre de captation HD ne concernait que des gros cars jusqu'ici, alors même que pour faire le tournage en HD d'un opéra ou d'un pièce de théâtre, une captation à huit caméras à l'aide de notre car 9 est réalisable » explique Gilles Sallé. Ainsi, le car 9 trouve toute sa place dans l'univers du spectacle vivant avec la possibilité de lui adjoindre une régie « son » mobi- le, idéal dans le cas d'importantes captations audiovi- suelles d'oeuvres, permettant ainsi l'édition de CD audio. L'offre HD pour les professionnels La HD devient progressivement le standard de la pro- fession, dès que les budgets et les enjeux économiques deviennent d'importance. Tourner aujourd'hui en basse définition une fiction, un documentaire, un spectacle ou un événement sportif d'envergure, c'est tout simplement prendre le risque de voir le programme cantonné à un seul marché national, tant le pré-requis de la pleine haute définition HD 1 920 x 1 080 est devenu évident pour les diffuseurs internationaux. La HD est déjà une réalité dans les domaines profes- sionnels suivants, tous ces maillons de la chaîne HDTV sont importés en Europe depuis plusieurs années : . Production (caméras, post-production) Télédiffusion (régie, plateau) Périphériques d'affichage (vidéo projecteurs, écrans LCD et plasma) . Logiciels dédiés Caméras, caméscopes HDV et HD Cam, mélan- geurs, régies clefs en main, post-production, connectique, interfaçage. C'est tout naturellement, que le détenteur des droits télévisuels de la Coupe du monde 2006 en Allemagne a fait le choix de diffuser tous les matchs en HD, revendant simplement un signal SD (basse définition) aux chaînes et opérateurs qui n'auraient pas exprimés la demande », sou- ligne Pascal Kerloch, responsable HD chez Sony France. Cinéma numérique Pour le cinéma numérique, la SMPTE (Society of Motion Pictures Engineers) a proposé la fréquence 24 images par seconde, en mode progressif. Dans ce contexte, les avantages du numérique sont souvent cités : traitement numérique instantané, post-production facilitée, étalon- nage, montage virtuel, compositing et effets spéciaux. Pour réaliser des séquences subaquatiques d'une qualité exceptionnelle, la HD s'avère aussi judicieuse. La possibilité de visionner les rushes sur place est appréciée lorsque le tournage est effectué loin des infrastructures de traitement d'image et de développement. En cas de pro-c blème technique ou artistique, l'équipe est en mesure de réagir immédiatement et de tourner à nouveau les séquences insatisfaisantes. La projection des rushes cinéma en HD (en anglais "HD da///es ") Un télécinéma HD permet aux réalisateurs, produc- teurs et post-producteurs de visualiser et de travailler avec des rushes de qualité " grand écran ", proche de celle des copies finales. La HD rend possible la même méthode que lors de travail de rushes en Betacam, mais dans ce cas à base de cassettes HD. Et cela proche du terrain, chaque jour pendant le tournage d'un film. Deux longs métrages récents ont utilisé ce workflow " Un long dimanche de fiançailles " de Jean Pierre Jeunet avec Audrey Tautou, et " Alexandre " de Oliver Stone. En termes de souplesse logistique, cette méthode est clairement une alternative avantageuse au tirage des négatifs pour une qualité supérieure au Betacam (ou DV).c Conclusion La haute définition est vouée au succès. Ses atouts dans le paysage télévisuel Européen sont réels. Il appar- tient maintenant aux diffuseurs de lui faire rencontrer l'attente du public, dans le contexte d'une réelle transfor- mation des secteurs de la diffusion TV et du divertisse- ment grand public. Références . CIF Common Image Format 1 920 x 1 080 pixels " Image for- mats for high definition television " - John Ive/Director - Strategic Planning- Sony Europe - PSE- July 2004. . "TheState of the DTVI HDTV Transition in the UnitedStates " Robert P. Seidel CBS - SMPTE Technical Conference - New York City - November 2003. . ITU- BT.709-5- " Parameter values for the HDTV standards for production and international programme exchange ". . SMPTE 292M HD-SDI : Serial Digital Interface(1.485 Gbps). a u 1 4 1 e u r PascalKerloch,est diplômé d'un DESS de l'UniversitédeValenciennes, Pascal Kerlocha étéChefdeProduitschezThomsonBroadcast avantd'intégrerSony.Depuis2000, Ila lancé surle marchélagammeHDCAMet assurele développementdes projets hautedéfinition de ladivisionBroadcast& Professionnelde Sony-France.Il ! est co-an ! mateurdu Groupe «Production »auseinduComitétechniquedu HDForum. REE HORSSÉRIEWI Septembre2005