Enjeux techniques de la haute définition

04/09/2017
Auteurs : Igor Primault
OAI : oai:www.see.asso.fr:1301:2005-11:19790
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Résumé

Enjeux techniques de la haute définition

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m Partîe Il PRÉSENTATION PARTIE Il 1 Il 1 1.1 11 1 1 Il Igor PRIMAULT TPS Enjeux techniques de la haute définition Depuis l'arrivée de la télévision couleur il y a plus de 35 ans, l'audio- visuel n'a pasconnu de bouleversement et de progrès aussi importants que ceux qui seront apportés par la télévi- sion haute définition. Il ne s'agit pas d'un simple produit haut de gamme mais d'une évolution profonde offrant une qualité très nettement supérieure, tant au niveau des images que du son multi-canal, sur l'ensemble des réseaux de diffusion. La télévision haute définition est à la télévision standard ce que la couleur a été au noir et blanc : une véritable révolution qui impacte l'ensemble de la chaîne de valeur, de la production aux pro- duits de l'électronique grand public, en passant bien sûr par la diffusion. Techniquement, les enjeux sont considérables et tous les maillons de la chaîne se préparent à la HD, quand elle ne constitue pas déjà leur réalité immédiate. Si on a beaucoup parlé de la lutte entre les deux normes HD proposées aujourd'hui, c'est le 1080i (1 920> " 1080 lignes entrelacé) qui domine très largement le marché mondial. L'autre standard, le 720p (12801720 lignes en progressif), minoritairement présent aux Etats-Unis, n'est pas encore entièrement normalisé en 50 Hz et présente très peu d'équipements disponibles. Cette guerre des standards se poursuit également au niveau des différents supports d'enregistrement proposés par les industriels : HDCAM, HDCAM SR, D5, DVC- Pro HD... Autant de possibilités offertes aujourd'hui aux équipes de tournage et aux chaînes de télévision. Pour celles-ci, la possibilité d'un format d'une bande PAD (prête à diffuser) numérique sous forme de fichiers informatiques représente un fort enjeu en termes de coûts. Les enjeux techniques spécifiques de la production seront développés dans un article de Pascal Kerloch, marketing manager à Sony France en charge des applications HD. Il mon- trera tout particulièrement que les professionnels français et européens sont conscients que la HD constitue le futur de la production audiovisuelle, les tournages en HD se multipliant. Le choix de la haute définition garantit en effet la valeur et la pérennité des oeuvres. Le sport étant le principal vecteur de développement de la HD, des évé- nements comme la Coupe du monde 2006 et les Jeux olympiques (Turin 2006 et Pékin 2008 annoncés respec- tivement à 50 % et 100 % en HD) accélèreront son arrivée. Lors des Jeux olympiques d'Athènes 2004, plusieurs épreuves ont fait l'objet d'une double production SD et HD, probablement pour la dernière fois. A titre d'exemple, HBS a en effet décidé de produire la Coupe du monde FIFA Allemagne 2006 uniquement en HD pour les 64 matches, avec plus de 20 caméras par match, les surcoûts étant raisonnables (de l'ordre de 20 %) et compensés par la valorisation ainsi donnée aux droits et aux archives. La production live estprincipalement réalisée par les cars HD (Alfacam, AMP) : actuellement en Europe, 15 à 20 cars haute définition sont opéra- tionnels. Néanmoins, la HD nécessite encore quelques adaptations et com- promis techniques : peu de possibilités de ralentis et de caméras HF. Néanmoins, ces caméras manquantes arriveront trèsrapidement sur le marché. Au niveau de l'expert de pro- grammes et notamment de documen- taires, la production HD est aujour- d'hui incontournable pour le Japon et importante pour les USA, ainsi que pour l'Australie et la Corée. Avec près d'une centaine d'heures de pro- grammes HD en 2004, la production HD est également une réalité en France sur tous les types de contenus : des films comme L'auberge espagnole, Deux Frères, Un long dimanche de fiançailles, mais aussidesdocumentaires comme ceux des sociétés Gédéon ou Téléimages, des fictions comme Navarro, L'instit ou Caméra café, ou encore de nombreux spectacles musi- caux (concerts, opéras, ballets, pièces de théâtres...) ainsi que des émis- sions de divertissement comme la Nouvelle star. De plus, la résolution cinéma étant supérieure à la résolution HD, la déclinaison de masters HD est donc aisée pour les films tournés en 35 mm. Autrement dit, la production HD est aujourd'hui une réalité et les contenus sont déjà là, avec des surcoûts limités et qui le seront de plus en plus. Les enjeux spécifiques de la post- production seront ensuite abordés par Marc Ledain, directeur produits et services d'Avid et Patrick Lespagnol, directeur technique de Duran-Duboi, dont l'article mettra en lumière l'im- portance et l'impact de la HD. La migration vers les formats HD s'est en effet faite très tôt au niveau de la post-production, afin de répondre notamment aux besoins du cinéma numérique. Même si le workflow d'une fiction ou d'un documentaire est identique pour les filières SD ou HD, le mélange des différents formats et résolutions pose néanmoins de nom- breuses problématiques. En effet, les post-producteurs sont amenés à mélan- ger des images SD et HD, en format 4/3 et 16/9, ce qui pose de réelles difficultés de conversion de formats. Les options choisies dépendant avant tout du produit final et de la pérennité attendue du programme. Côté diffusion, l'impact technique est à la fois simple et extrêmement stratégique. En effet, même si le passage à la HD ne modifiera pas les éléments d'architecture réseau (large- ment indépendants du débit alloué et du codage des contenus, qu'il soit MPEG2 ou MPEG4), la maîtrise des 76 REE HORSSÉRIE? ! Septembre2005 )) ; PRÉSENTATION PARTIE Il débits de diffusion et la gestion de la bande passante constituent très certainement l'enjeu technique fon- damental de l'arrivée de la HD. La normalisation et la disponibilité du MPEG-4 AVC et de nouvelles normes comme l'ADSL 2+ ou le DVB-S2 sont cruciales pour permettre le déve- loppement de la HD sur tous les sup- ports. L'utilisation du MPEG4 AVC, permettant de diffuser une chaîne HD à 10 Mbits/s (au lieu de 18 Mbits/s en MPEG2) est nécessaire pour initier le déploiement d'un parc d'équipements munis d'une technologie pérenne. Sur le réseau satellite, dont les spécificités seront développées par Cristiano Benzi, chef de projet TV et Multimédia chez Eutelsat, une autre innovation s'ajoutera très prochaine- ment au MPEG4 AVC : la nouvelle norme de modulation DVB-S2 offrira un gain de capacité complémentaire de 30 % du répéteur satellite par rapport au DVB-S, ancienne norme datant de 1997. L'utilisation conjointe de DVB-S2 et MPEG4 AVC permettra de transporter jusqu'à six canaux HD au lieu de deux en DVB-S et MPEG2. Les réseaux DSL seront décrits plus précisément par François Moreau de Saint-Martin, Directeur technique de la division agrégation de contenus France Télécom. Il présen- tera la technologie ADSL 2+ qui, associée avec la norme MPEG 4, permettra l'introduction de la télévision haute définition. Avec l'ADSL 2+, on pourra en effet atteindre très rapidement jusqu'à plus de 18 Mbits/s de débit. Le 31 mars 2005, la télévision numérique terrestre est devenue réalité en France. Alain Komly, directeur délégué à la TNT chez TDF, s'atta- chera à montrer que le réseau terrestre représente un enjeu fondamental pour la TVHD, dans la mesure où plus des deux tiers des français regardent la télévision en réception fixe par leur antenne râteau. Ce réseau demeurera pour de nombreuses années encore le vecteur de masse pour les téléspecta- teurs. Le flux MPEG-TS (Transport Stream) pouvant supporter des conte- nus codés en MPEG2, en MPEG4, ou mélangeant les deux, les émetteurs de la TNT sont donc transparents vis-à- vis du codage et permettront la diffu- sion de programmes en MPEG4. Des fonctionnalités comme le multiplexa- ge statistique et les décrochages locaux seront bientôt également pos- sibles en MPEG-4. Sur l'ensemble de ces réseaux, y compris les réseaux câblés sur les- quels le passage à la HD ne pose aucun problème technique, comme le montrera Nicolas Lucet, Responsable de l'ingénierie TV chez Noos, la dif- ficulté principale sera la nécessité de remplacer les décodeurs actuels des utilisateurs, pour leur substituer des décodeurs multistandard pouvant gérer SD et HD, MPEG2 et MPEG4 AVC. Côté chaînes et opérateurs de télé- diffusion, la HD est d'ores et déjà en marche : TPS, Canal Satellite, Noos, mais aussi BSkyB en Grande-Bretagne et Premiere en Allemagne ont annoncé la diffusion d'offres de programmes en haute définition dès 2005, rejoi- gnant ainsi la chaîne HDI (ex- Euro 1080) diffusée sur Astra. Pour les chaînes de télévision, les contraintes d'une migration vers la technologie HD comportent non seu- lement la diffusion numérique mais aussi la généralisation du format d'image 16/9. Il est donc vital pour les chaînes non seulement de mettre en place une double diffusion analo- gique et numérique mais aussi de veiller à la compatibilité de leur dif- fusion avec le parc 4/3 actuel. Cette problématique sera particulièrement développée par Benoît Renaud, direc- teur technique d'M6. Aujourd'hui, la HD est inéluctable et représente un véritable bond en avant en termes de qualité. L'ensemble de la chaîne de valeur est désormais prête à relever les enjeux techniques majeurs posés par cette révolution. Présentation Par 7. Primault partie Il Les enjeux techniques de la production Par P Kerloch....................................................... D'une post-production SD vers une post-production HD Par M. Ledain, P. Lespagnol.............................................................. Distribution et contribution par satellite de signaux vidéo haute définition Par C. Benzi............................................................................................................................... p. 76 p. 78 p. 84 p. 91 Distribution de services de télévision à haute définition sur la ligne téléphonique (technologies ADSL) Par F Moreau de Saint-Martin........................................................................................................................................... p. 96 La télévision terrestre de la télévision haute définition Par A. Kom (v.....................................................................................KomlylU ly P. 99 Déploiement de la télévision haute définition sur les réseaux câblés Par N. Lucet..................................................................................................................... Conditions viables de migration d'une chaîne de télévision vers la TV HD Par B. Renaud.......................................................................................................................... p. 102 P. 106 REE HORSSÉRIENT Septembre2005