Les défis de l'internationalisation en école d'ingénieurs - Les réponses de l'Ecole des Mines d'Alès

31/08/2017
Auteurs : Serge Bastide
Publication REE REE 2006-5
OAI : oai:www.see.asso.fr:1301:2006-5:19722
DOI :

Résumé

Les défis de l'internationalisation en école d'ingénieurs - Les réponses de l'Ecole des Mines d'Alès

Métriques

11
4
1.42 Mo
 application/pdf
bitcache://b1a0675fea433ac4b00815654130699cd83100cb

Licence

Creative Commons Aucune (Tous droits réservés)
<resource  xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance"
                xmlns="http://datacite.org/schema/kernel-4"
                xsi:schemaLocation="http://datacite.org/schema/kernel-4 http://schema.datacite.org/meta/kernel-4/metadata.xsd">
        <identifier identifierType="DOI">10.23723/1301:2006-5/19722</identifier><creators><creator><creatorName>Serge Bastide</creatorName></creator></creators><titles>
            <title>Les défis de l'internationalisation en école d'ingénieurs - Les réponses de l'Ecole des Mines d'Alès</title></titles>
        <publisher>SEE</publisher>
        <publicationYear>2017</publicationYear>
        <resourceType resourceTypeGeneral="Text">Text</resourceType><dates>
	    <date dateType="Created">Thu 31 Aug 2017</date>
	    <date dateType="Updated">Thu 31 Aug 2017</date>
            <date dateType="Submitted">Mon 15 Oct 2018</date>
	</dates>
        <alternateIdentifiers>
	    <alternateIdentifier alternateIdentifierType="bitstream">b1a0675fea433ac4b00815654130699cd83100cb</alternateIdentifier>
	</alternateIdentifiers>
        <formats>
	    <format>application/pdf</format>
	</formats>
	<version>33496</version>
        <descriptions>
            <description descriptionType="Abstract"></description>
        </descriptions>
    </resource>
.

Repères 2 L'NTERNATtONAUSATiON DE LA FORMATION Les défis ru de l'internationalisation 'Or En orm en école d'ingénieurs Les réponses de l'Ecole des Mines d'Alès Mots clés 1 nte rnati ona 1 i sation, Campusinternational, Mobilitéétudiante, Echangesd'étudiants, Interculturalité, Programmeeuropéen Serge BASTIDE Responsable du Service Pédagogie Internationale, Ecole des Mines d'Alès 1 Confrontées à la globalisation, toutes les Ecoles d'ingénieurs développent des parte- nariats internationaux. Dans cette situation complexe et contrastée, l'Ecole des Mines dAlès essaie en prenant des initiatives attractives d'apporter ses propres réponses aux défis ainsi posés. Le contexte général de l'internationalisation Pour les écoles d'ingénieurs, les échanges d'étudiants, l'internationalisation des campus, des cursus et des pro- motions sont devenues aujourd'hui monnaie courante. Pour autant, il n'est pas inutile de revenir à la fois sur les raisons de cette internationalisation et sur son carac- tère complexe et contrasté. Les raisons de l'internationalisation La globalisation de la production et des échanges commerciaux, la dispersion aux quatre coins de la planète des unités de productions pour un même bien de consom- mation, l'émergence des nouvelles puissances que sont la Chine et l'Inde, le caractère multinational des grands pro- jets industriels ou de recherche,... sont, de manière non ESSENTIEL SYNOPSIS Les ingénieurs auront à travaillerdans un contexte international. La plupart des écoles d'ingénieurs développent des partenariats internationaux : accords de double diplômes, implantation à l'étranger, obligation de séjour à l'étranger, niveau minimum en anglais. Ces initiatives sont prises dans un contexte de forte médiatisa- tion, complexe et contrasté. Confrontée à ces défis l'Ecoledes Mines dAlès tente d'apporter ses propres réponses.Elle développeune politique internationale selon deux axes : augmenterla mobilité des étudiants et faire du campus un campus international. Pouraugmenter la lisibilité, le cursus a été adaptéaux standards européens conformément au processus de Bologne. Partie pre- nante du Groupe des Ecolesdes Mines, elle bénéficie dans un contexte internationalconcurrentielde l'effet de réseauainsicréé. Enfin l'Ecole des Mines dAlès développedes expériencesattrac- tives à l'international telles que la création de programmes euro- péens ou l'introduction de l'entrepreneuriatdans la pédagogie. Engineerswill have to work within the frame of an international situation. Most of "Ecolesd'Ingénieurs" set up internationalpart- nerships: double degree agreements, establishments abroad, minimum English levefrequired,mandatory periodabroad... The mediacoverageof these initiatives is strong but the situation is complexand contrasting. Facedto these challenges," Ecole des Mines d'Alès" try to give its answers.The internationalpolicy is set up following two ways: increasingstudents'mobility andturn the campus into an interna- tional one. Toimprovethe programmeslegibility, curriculumhasbeen,accor- ding to Bolognaprocess,adaptedto Europeanstandards. Ecoledes Mines dAlès is part of "Groupe des Ecolesdes Mines (Ecolesdes Mines Network). This network is, regardingthe international competition, of first importancedue to its size. Ecole des Mines dAlès also takes some attractive initiatives in creatingEuropeanprogrammesand consideringentrepreneurship as integralpart of the educationalprocess. REE No 5 Mai2006 Les défis de 'internationalisation en école d'ingénieurs exhaustive, les principales raisons qui conduisent les éco- les d'ingénieurs à s'internationaliser. Les ingénieurs d'au- jourd'hui et de demain devront travailler dans un contexte multinational, multiculturel et avec des partenaires prati- quant une langue différentes de la leur. Dans ce contexte plus personne ne conçoit la forma- tion d'un bon ingénieur sans une forte composante inter- nationale. Quoi de mieux pour cela que de leur faire côtoyer dès leur formation des étudiants et des profes- sionnel étrangers ? Ces raisons sont encore renforcées en Europe par la mise en oeuvre quasi effective du processus de Bologne. Ce processus, ainsi que tous les outils communautaires associés (ECTS, Europass...), vise à créer un espace européen de l'enseignement supérieur et à favoriser les mobilités étudiantes au sein de l'Union Européenne. Le programme ERASMUS en est le programme phare et l'obtention de la charte ERASMUS (attribuée au vue d'une déclaration générale de politique internationale) est aujourd'hui un passage obligé pour les établissements qui occupent une place significative dans l'enseignement supérieur. Les différents classements publiés dans la presse, spé- cialisée ou pas, prennent une importance croissante. Les candidats aux concours d'entrée dans les écoles d'in- génieurs les attendent et les scrutent à la loupe. Le classe- ment des universités mondiales produit par l'université de Jiaotong à Shanghai (quelles que soient les critiques qu'on peut formuler à son sujet) alimente tous les ans la discussion et les polémiques. Dans tous les cas, les échanges internationaux et les accords de double diplôme ont une place essentielle dans ces classements. En Europe, les procédures de certification/accrédita- tion qui se dessinent, accordent également une place importante aux mobilités internationales. L'attribution du label ECTS ou du label Supplément au Diplôme va plus loin que la simple utilisation, par ailleurs obligatoire, de ces outils et constitue probablement les prémices de pro- cédures qualité. Enfin, on ne peut passer sous silence la désaffection croissante des jeunes français pour les études scientifi- ques. Les institutions étrangères peuvent constituer dans ce cadre un vivier important de bons candidats aux forma- tions scientifiques et techniques. Tout pousse donc les écoles d'ingénieurs à consacrer des moyens importants à la mise en oeuvre de leur politi- que internationale. Une situation complexe et contrastée Le contexte général rappelé ci-dessus et la forte médiatisation des initiatives françaises vers l'étranger ne doit pas faire perdre de vue la complexité de la situation. La presse se fait régulièrement l'écho de nouveaux accords, de nouvelles implantations d'établissements français à l'étranger : création de " Centrale Pékin ", créa- tion d'une plateforme du GEM (Groupe des Ecoles des Mines) à Shanghai, implantation des trois Universités de Technologie en Chine,... Ces initiatives portent indubitablement leurs fruits et le nombre d'étudiants originaires de ces régions devient significatif. En 2004, six mille étudiants chinois sont venus étu- dier en France, devenant ainsi le troisième contingent après les Algériens et les Marocains. Si cela ne représente qu'environ 0,2 à 0,3 % des étudiants en France, ce pour- centage est plus élevé dans les écoles d'ingénieurs qui ont une politique volontariste de recrutement sur place via des réseaux structurés. Si ces recrutements participent globalement aux mobilités internationales, il est clair qu'ils ne constituent pas des échanges au sens strict du terme. L'augmentation importante, en pourcentage, du nombre de jeunes appre- nant le chinois, ne conduit pas à une maîtrise de la langue à un niveau suffisant pour suivre des cours. Les stages effectués en Chine dans des entreprises chinoises ou des filiales de grands groupe industriels, voire dans des labo- ratoires universitaires constituent l'essentiel des récipro- cités. La même difficulté de réciprocité peut être évoquée concernant les pays anglophones. La plupart des écoles d'ingénieurs ont institué l'obli- gation d'obtenir un niveau minimum à un test internatio- nal d'anglais, TOEIC, TOEFL, IELTS... La conséquence quasi automatique est la forte demande de la part des étudiants de séjours en pays anglophones. La Grande-Bretagne, l'Irlande, le Canada, la Suède... sont parmi les destinations les plus convoitées. A l'opposé, leur faible maîtrise du français conduit à drainer peu d'étudiants de ces pays vers nos formations. C'est au nom de ce déséquilibre que la Grande-Bretagne a pris récemment des décisions politiques de limitation du nombre d'accords de coopération. Certains accords exis- tants ont été dénoncés. Le programme ERASMUS a dépassé en 2002/2003 le million d'étudiants échangés depuis la création en 1987 de ce programme. L'objectif est de dépasser les trois mil- lions en 2010. Le symbole ne doit pas masquer la réalité et les difficultés. En 2004/2005 (derniers chiffres disponibles) la France s'est placée au premier rang de la mobilité ERAS- MUS en Europe devant l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie, et le Royaume Uni. Pour autant cela n'a concerné que 21 600 étudiants soit 0,8 % de la population étudiante. Le pourcentage doit REE Nc 5 Mai2006 Repères 2 L'INTERNATIONALISATION DE LA FORMATION être légèrement plus élevé si on tient compte du tait que la plupart des mobilités ne s'effectuent qu'à partir de la troisième année d'études. Il reste toutefois faible. Les écoles d'ingénieurs sont sûrement mieux placées, l'ingénierie et technologie faisant partie des trois secteurs les plus représentés dans les mobilités. L'obligation quasi généralisée dans les écoles d'une mobilité internationale explique probablement cette observation. En résumé de cette première partie, tout concourt à développer les partenariats internationaux, à développer les accords de coopération, mais si les flux dans les deux sens - mobilité sortante, mobilité entrante- sont en constante augmentation, la difficulté réside dans l'équilibre bilatéral des flux afin de réaliser de véritables échanges. Le cas de L'Ecole des Mines d'Alès L'Ecole des Mines d'Alès (EMA) a été fondée en 1843 pour répondre aux besoins de formations du secteur minier. Alès est un ancien bassin minier qui a compté jusqu'à plus de 20 000 mineurs en activité. Pour faire face au déclin, et aujourd'hui la fermeture, des mines de charbon, l'EMA a dû continuellement s'adapter et se transformer. D'école de formation des maîtres mineurs, elle est devenue aujourd'hui une école d'ingénieurs généraliste, membre du Groupe des Ecoles des Mines (un des pre- miers groupes d'écoles d'ingénieurs en France) et régu- lièrement classée dans les vingt-cinq premières écoles par les différents journaux. Comme toutes les autres écoles elle est confrontée au défi de l'internationalisation et tente d'y répondre à la fois par les filières classiques et à la fois en essayant d'innover. Dès sa création, l'EMA a eu une forte tradition inter- nationale. Les gisements de matières premières ignorant les frontières, au début du 20ellosiècle, la moitié de la pro- motion partait travailler à l'étranger dans le domaine de l'extraction. Dans les années 50 un tiers de la promotion s'expatriait. Enfin dans les années 60, 20 % de la promo- tion était originaire de l'Afrique ou de l'Asie. C'est en s'appuyant sur cette tradition que l'EMA construit aujourd'hui sa politique internationale selon deux axes : la mobilité des étudiants et l'internationalisa- tion du campus et des promotions. La mobilité des étudiants L'EMA a rendu obligatoire pour l'obtention du diplôme, une mobilité à l'étranger d'une durée minimale de 10 semaines. Cette mobilité peut s'effectuer soit sous la forme de stages ou de projet de fin d'études (PFE) en entreprises, soit sous la forme de séjours en universités. En moyenne le séjour cumulé effectué par chaque étu- diant est de trois à quatre. Ces séjours contribuent de manière significative à l'exposition internationale des élèves de l'EMA. En 2004/2005, sur 630 élèves concernés, 140 ont effectué un séjour à l'étranger en entreprise. Sur 170 élè- ves, 40 ont effectués un séjour d'au moins un semestre dans une université étrangère, soit près d'un quart de la promotion concernée. Pour 2005/2006 45 élèves sont d'ores et déjà autorisés à séjourner dans une université étrangère. L'EMA a également instauré un niveau minimum en anglais. Ce niveau conforme aux standards internatio- naux est de 750 pour le TOEIC, 550 pour le TOEFL. Ces mobilités s'effectuent dans le cadre des réseaux développés par l'EMA. Le réseau ERAMUS est un réseau naturel. L'EMA a signé une trentaine d'accords bilatéraux qui structurent son réseau européen. Hors Europe, 20 à 25 accords structurent un réseau d'envergure mondiale. On peut citer pour exemple : IIT Kanpur en Inde, Polytechnique Montréal, FloridaAtlantic University, UNSW Sydney, Université de St Petersbourg, Université Baumann à Moscou... l'internationalisation du campus Si les mobilités sortantes des étudiants se réalisent sans difficulté majeure, et de manière somme toute assez classique, la tâche est d'une autre ampleur pour attirer chez nous des étudiants étrangers, dans un système uni- versitaire mondial structuré par les standards anglo- saxons et où l'anglais est la langue dominante. C'est par l'innovation et l'imagination que l'EMA tente d'apporter ses réponses. Un cursus plus lisible Si nos cursus de formation à la française appuyés sur un mélange de sciences et techniques d'un côté et de management et sciences de l'entreprise de l'autre, présen- tent pour l'industrie des avantages indéniables, ils sont difficilement lisibles de l'étranger. En s'appuyant sur la réforme dite LMD (Licence- Master-Doctorat) de mise en place du processus de Bologne, l'EMA a structuré son cursus de 4 ans (après un an de classes préparatoires) en deux ans de cycle prépara- toire et deux ans de cycle d'approfondissement dit aussi " graduate school ". La " graduate school " est divisée de manière classique en cinq départements parfaitement identifiables depuis l'étranger : génie civil, risques et environnement, maté- riaux et mécanique, gestion des systèmes de production, gestion des systèmes d'information. Le début de la " graduate school " constitue ainsi un 70 REE WS Mai2006 Les défis de l'internationalisation en école d'ingénieurs niveau d'entrée visible pour les titulaires d'un " bachclor " ou équivalent. Le GEM : ur2 grozrperrzerrt pour° des établissernents plus visibles L'Ecole des Mines d'Alès fait partie du Groupe des Ecoles des Mines (GEM). Ce groupe fort de 7 écoles, 6000 étudiants, 45 laboratoi- res, mille ingénieurs généralistes et 200 docteurs formés par an... a signé des accords de double diplômes (Université Jiaotong à Shanghai'...) et de partenariats (Université Baumann à Moscou, réseau des IIT en Inde,...) avec de nombreuses universités étrangères. Le GEM crée actuel- lement une plate forme permanente sur Shanghai. Le GEM regroupe sur ses sept campus trois " graduate school ". La " graduate school " de l'Ecole des Mines d'Alès fait partie de celle plus large constituée par Alès, Albi, Nantes, Douai. Ainsi regroupées, les Ecoles des Mines ont une taille comparable sinon aux universités étrangères, du moins à leur " Faculty of Engineering " ou leur " Faculty of Applied Sciences " qui sont souvent les homologues de nos écoles d'ingénieurs. L'effet de réseau ainsi créé est indispensable en vue de coopérations équilibrées et inscrites dans la durée. Le GEM procède pour le compte de l'ensemble des Ecoles des Mines à des admissions sur titre par recrute- ment sur place. Les recrutements du GEM sont actuelle- ment très actifs au Brésil, en Russie, en Inde et en Chine. En 2005/2006 l'Ecole des Mines d'Alès accueille ainsi 7 étudiants étrangers intégrés à l'entrée de la " gra- duate school ". En 2006/2007 dix à quinze étudiants étran- gers seront ainsi accueillis. Ce nombre est proche de la moitié des places ouvertes globalement pour les admis- sions sur titre. L'entrepreneurial L'EMA a créé il y a maintenant 20 ans un incubateur technologique. Il accueille actuellement près de 70 personnes qui portent un projet de création d'entreprise technologique innovante. L'excellence de cet incubateur a été reconnue en 2004 par l'attribution à Oxford du premier prix des " Best Science Based Incubators Awards ". Forte de cette expérience entrepreneuriale, l'EMA a mis en place le concept de pédagogie entrepreneuriale basée sur la pédagogie action (on acquiert des connais- sances en même temps qu'on réalise) et sur l'immersion des élèves dans le bain des problématiques d'entreprise. L'exercice phare de cette pédagogie est la mission de ter- rain. (voir encadré 1). Cette compétence entrepreneuriale reconnue constitue La mission de terrain Durant 5 semaines, les élèves sont immergés par groupe de 3 dans une entreprise au sein de laquelle ils travaillent comme consultants. Le chef d'entreprise est, durant cette période, leur tuteur. Il oriente leur travail. Cet exercice est répété quatre fois durant la sco- larité. Les thèmes abordés au cours de ces quatre exer- cices sont : le produit et le marché ; le conseil en organisation ; les produits et services nou- veaux ou innovants ; la création d'entreprise. Chaque groupe présente son travail devant un jury constitué d'enseignants de l'Ecole, de pro- fessionnels et de spécialistes de la finance. un facteur indéniable d'attractivité des étudiants étrangers. Durant chaque mission de terrain, l'EMA accueille et associe avec ses élèves des étudiants des universités par- tenaires. Le pi-ogi-aiiiiiie Moiiieî- Pour essayer de répondre à la problématique de la réciprocité, l'EMA a pris l'initiative de la création, dans le domaine du Génie Civil du programme Joseph Morrier (voir encadré 2). Ce programme s'inspire des fondements des program- mes européens fédérant des universités européennes autour d'un " Master européen ", couduisant les établisse- ments impliqués à décerner aux étudiants concernés leur propre diplôme et un diplôme européen de niveau Master. Les étudiants des trois établissements participants intégrés dans ce programme effectuent de manière struc- turée un semestre dans chacun des 3 établissements et Le programme Joseph Monier L'Ecole des Mines d'Alès, agissant pour le compte du Groupe des Ecoles des Mines, s'est récemment associée à deux universités euro- péennes : l'Université " Bauhaus " de Weimar (Allemagne) et l'Ecole de Génie Civil de l'Université Polytechnique de Catalogne, créant un programme européen en génie civil. A l'issue d'un parcours européen effectué successivement au sein de ces trois établissements, les étudiants qui ont tenniné avec succès ce programme se voient décerner un label européen. Ce cursus porte le nom de " programme Joseph Manier ", du nom de l'inventeur -français- du béton armé. REE N- Mai2006 pères L'INTERNATIONALISATION DE LA FORMATION obtiennent un certificat européen. Ce programme a démarré en 2005/2006. L'objectif est de créer un tel programme dans chacun des domaines de l'Ecole des Mines d'Alès. Le Cessem Le CESSEM (Centre d'Etudes Supérieures en Sécurité et Environnement Miniers) constitue l'une des formations spécialisées de l'Ecole des Mines d'Alès. Essentiellement dédiée à des professionnels étrangers exerçant leur métier dans le domaine de la mise en valeur des ressources miné- rales, cette formation accueille chaque année entre dix et quinze stagiaires originaires de pays avec lesquels la France a établi un partenariat privilégié dans le domaine des matières premières. Les stagiaires, principalement ori- ginaires des pays d'Amérique latine, suivent à l'Ecole un cursus de 9 mois. Durant leur séjour ces stagiaires participent à l'expo- sition internationale de nos élèves et au travail en milieu multiculturel. De retour dans leur pays, ils constituent de remarquables relais pour établir des partenariats tant industriels qu'académiques. Conclusion Les actions exposées ci-dessus constituent, de manière non exhaustive, les réponses que l'Ecole des Mines d'Alès tente d'apporter aux défis de l'internationalisation. D'autres voies plus classiques sont empruntées telles que l'accueil d'étudiants ERASMUS, l'accueil de profes- seurs invités qui interviennent dans l'enseignement.... L'Ecole des Mines d'Alès s'est fixée pour les années à venir un nouvel objectif : introduire dans l'enseigne- ment les méthodologies de travail à l'international. L'a u t e u r 1 SergeBastide,obtientunDEUGmaths/physiqueen1978Maïtrise de mathsAppliquéesen 1980,DEAmathsappliquéeset mécani- queen1981,Doctoratsurlethèmedelamécaniquedesmatériaux en 1984,letoutà l'UniversitédeMontpellier2. De 1984à 2001enseignantchercheurauCentredesmatériauxà l'EcoledesMinesdAlès En2001affectationà laDirectiondesrelationsinternationalesde l'EMAet actuellement responsabledu Servicepédagogieinterna- tionale quia encharge l'élaboration d'un politique globaled'expé- riencesinternationalespour lesélèvesingénieursde l'Ecoledes minesdglès. RH N 5 Mai M06