Ultra large bande : enjeux et perspectives pour une radio sans licence

29/08/2017
Publication REE REE 2006-7
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Ultra large bande : enjeux et perspectives pour une radio sans licence

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a Ultra large bande : m enjeux et perspectives pour une radio sans lic cence Stéphane PAQUELET, Gwillerm FROC, Alexis BISIAUX, Stéphane MALLÉGOL MI TSUBISHI EL EC TRIC/TE- TCL, Rennes Mots clés Ultralargebande, Impulsionradio, Hautdébit, Détectiond'énergie, Réglementation Les propriétés physiques de l'impulsion radio, paradigme de 'ultra large bande, pro. mettent de révolutionner les applications de télécommunication, mais encore faudra t-il résoudre des problèmes réglementaires et technologiques inédits... 1. Contexte général L'étude des systèmes radio à bande ultra large (ULB), caractérisés naturellement par l'émission d'une impulsion radio (IR, Figure 1) très brève, ne constitue pas un fait nouveau. Elle fut introduite par les travaux académiques de H. F. Harmuth [1] et par le premier brevet appliqué aux télécommunications de G. F. Ross [2]. Les motiva- tions de cette rupture avec les techniques dites " à bande étroite " ne manquent pas : face à la densité des multi-tra- jets d'un canal radio, un support temporel étroit, et donc une large bande, assurent une résistance naturelle aux évanouissements radio ; quelques Gigahertz de bande passante contiennent une information de localisation pré- cise à quelques centimètres ; diluer une puissance électro- magnétique donnée sur une large échelle de fréquence réduit d'autant les interférences dans une bande donnée ; interagir instantanément avec la matière environnante sur un très large spectre, c'est la promesse d'applications fécondes pour le sondage de canal et l'imagerie. Le 14 février 2002, une décision de la FCC [3] sort 'l&).H :'nr- L T i.l : r Figure 1. Impbilsion i-adio (IR) dans la bande [3,1-10,6 GHz]. brusquement l'ULB du cadre universitaire pour lui ouvrir des perspectives industrielles. Aux États-Unis, il est dés- ormais possible d'utiliser sans licence la bande [3,1-10,6 ESSENTIEL SYNOPSIS En février 2002 la FCC, l'organe de réglementation américain, autorise des émissions électromagnétiques sans licence dans la bande [3.1-10.6GHz]pour une puissance moyennetotale de 0.5 mW. Cette décisiontémoigne de la volonté politiquede promou- voir les technologiesradio ultra large bande (ULB)dont le poten- tiel est considérable : lesbornes théoriques indiquent des débits de quelques Gigabit/sà quelques mètres. Les concepteurs doi- vent désormais résoudre deux gageures. Non seulement il faut concevoirdes transmetteurs de complexité raisonnablecapables d'atteindreces débits ; mais il importe aussi d'élaborerdes méca- nismes protégeant les services existants dans la bande ULB conformément aux précautions recommandéespar la CEPT. l'or- ganede réglementationeuropéen. In February2002 the Americanregulationbody FCCallowed radio emissionsinthe band[3.1-10.6 GHz]with 0.5 mW averagepower. This decision characterisesa political incentive to promote Ultra Wide Bandtechnologies (UWB),the potential of which is huge : several Gbps at a few metres according to theoretical bounds. Designers have to face two main issues.They must both imple- ment transceiverswith reasonablecomplexity ableto reachthese throughputs and elaborate mechanismsprotecting existing servi- ces in the UWB band accordingto the recommendationsof the Europeanregulationbody CEPT REE Ne8 Septembre2006 Repères 2 VERS DES RADIOCOMMUNICATIONS RECONFIGURABLES ET COGNITIVES N I É CQ " UJ W F- v ro F (D c: cw>.o E 1-2) ,c: (D o e"''''''i =_ """l'''''-'-" 3.1Hz 10.6Hz - ï, 3.1 GHz 10.6 bfiz -60 -) ! ..... L........ 7i' s' * -SU -------------------- -K) -41 " indoor ou outdoor' " 1 Fréquence[GHz] Figure 2. Masque FCC, 4février 2002. GHz] avec une puissance maximale de -41.3 dBm/MHz, soit 0.5 mW au total (Figure 2). Dans ces conditions, le calcul de la borne de Shannon pour des modèles de pro- pagation courte distance montre qu'il est théoriquement possible d'atteindre des débits de 10 Gbit/s à 4 m [4], sans pour autant expliciter le(s) schéma (s) de modula- tion/démodulation et les techniques de synchronisation appropriés. Dès lors, les événements se précipitent. Alors que l'activité scientifique s'était cantonnée à des applications bas-débit (localisation, communications discrètes) et que la mise en oeuvre de l'impulsion radio achoppe encore sur la synchronisation et l'exploitation du potentiel énergétique du canal, le groupe de travail IEEE 802.15.3a entame en mars 2003 la normalisation de réseaux personnels ULB atteignant un débit de 480 Mbit/s. Mais faute de pouvoir rassembler la majorité du groupe, les deux principaux compétiteurs, l'alliance WiMedia-MBOA et la société Freescale, défendant res- pectivement une solution Multi-Bande OFDM et DS- UWB, décident de dissoudre le groupe en janvier 2006, entérinant l'échec de ce processus. Cependant une norme ECMA [5] [6] donne une première référence à la techno- logie MB-OFDM en décembre 2005. Parallèlement, le groupe IEEE 802.15.4a travaille depuis fin 2004 à l'éla- boration d'une norme pour des applications ULB bas débit. Aujourd'hui, le bilan est mitigé. La concrétisation de l'impulsion radio à travers des produits commerciaux se fait attendre, et les potentialités et performances initiale- ment anticipées ne sont pas encore maîtrisées technologi- quement. En Europe, la CEPT, soucieuse de protéger les services existants, adopte une position d'autant plus pru- dente pour réglementer l'ULB [7] que des industriels élaborent des solutions alternatives [8], [9], parfois sans les dévoiler [10]. Ceci montre combien les questions de principes liées aux contraintes techniques de l'ULB sont encore loin d'être élucidées. La démarche poursuivie dans cet article sera la sui- vante. On rappellera les motivations économiques qui ont présidé à l'étude des systèmes radio ULB et les positions réglementaires adoptées sur les continents américain et européen. La spécificité de l'approche européenne préco- nisée à la CEPT amènera à proposer une formalisation du problème de la coexistence des systèmes ULB avec les services existants et conduira à montrer en quoi la radio dite cognitive est indispensable à l'ULB. Enfin, on détail- lera un schéma d'émetteur/récepteur à base d'impulsion radio dont les performances répondraient aux besoins commerciaux pour les systèmes très haut-débits à courte distance et satisferait les contraintes de coexistence. 2. Deux continents, deux conceptions régle- mentaires Sur le continent américain, dans la lignée du " United States Telecommunications Act " de 1996 [111, c'est la volonté de dynamiser l'innovation et l'économie dans le secteur des technologies de l'information et des commu- nications par la mise en concurrence qui a prévalu. Ainsi, afin de favoriser l'émergence d'un marché pour les applications à courte distance, douées d'ubiquité (accessible de n'importe où), centrées autour de l'utilisa- teur et venant en complément des infrastructures existan- tes, la FCC a autorisé un accès sans licence [12] à la res- source radio entre 3,1 et 10,6 Gigahertz. Afin de protéger l'intégrité des services existants, l'utilisation de cette très large bande sans licence est limitée par une faible densité spectrale de puissance. La FCC a alors prévu de régle- menter des émetteurs ULB pris indépendamment, sans préjuger de la densité de leur déploiement ni du niveau de leurs puissances agrégées qui sont, sans disposition spé- cifique, potentiellement nuisibles à juste titre, cette lacune est jugée inacceptable par la CEPT qui a reçu man- dat de la Commission Européenne pour recommander une réglementation ULB sur notre continent : un groupe de travail, le TG3, est créé en mars 2004 ; ses premières conclusions pour un masque d'émission sont consignées 118 REE N 8 Septembre2006 -Densité pic maxme, rp OdBm/50 Hz - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - --40 u -45 û .55 __--------.----------..-- ;±--_._. ---. _ _ _oj ! Lu -50 là- -55 a) -70 3.1 4.8 6-o 65. j ! ;.' ; 8.5 (lJ >- -80 E 1 l -80 2.7 ndoor f:=: Drawnafter: .7 10.6 Indoor1- DrawaHer; 2.7 10.6 nd00r/ CEPT Drafi ECC [Dec,sion-90OJ Doc ECC (05) 108 An,,e, 4 Re,ECC-,2 hai-idhed use - ;) 8 9 1 2 3 4 5 6 7 8 910 20 Fréquence[GHz] Figure 3. Masque CEPT mars 2006. 1 1 '. , ; lom VJ ",) " \./ 0 "' " " ( : 7 '* " Figure 4. Déploiement ULB et service existant. dans le rapport 64 [7]. Sans procédures adéquates de réduction des interférences, mises en oeuvre par les systè- mes ULB et dont l'efficacité devra être démontrée, les contraintes imposées aux systèmes ULB sont bien plus sévères qu'outre-Atlantique dans la partie basse du spec- tre (Figure 3). 3. Une formalisation possible du problème réglementaire Nous proposons ici de formaliser le problème régle- mentaire vis-à-vis des systèmes ULB de telle sorte qu'il cadre avec la vision européenne défendue à la CEPT. De façon schématique, il s'agit de faire en sorte que le mas- que de puissance, prévu initialement par la FCC pour réglementer les émetteurs pris indépendamment, s'appli- que désormais aux émissions agrégées des émetteurs ULB considérés comme un seul système. Nous verrons que cette vision implique deux techniques bien distinctes de réduction des interférences, ce qui introduira la notion de radio cognitive pour l'ULB, notion qui fera l'objet de la section suivante. Considérons un service existant Se, tolérant une puis- sance interférente Pseuil dans sa bande Be, et un ensemble d'équipements sans licence ULB, SUIE déployés sur de larges échelles (> 10 km) et assujettis à la réglementation FCC. Par une analyse qualitative, évaluons l'impact de SULB, sur Seet identifions des propriétés de SUIE suffisan- tes pour le contenir en dessous de P,,,,il. Envisageons pour cela un scénario représentatif d'une première situa- tion typique. Il s'agit d'un scénario à deux dimensions avec un service existant de type WiMax (Figure 4). Le recours à deux échelles spatiales va s'avérer très utile en faisant la distinction entre deux régions : le dis- que DS,,R de rayon typique R : 510 mcentré sur Se à l'inté- rieur duquel un élément de SUIE pris isolément est sus- ceptible de gêner Se dans Be au-delà de P,,,il, et la région extérieure complémentaire Es,,R. Dès lors, il s'agit de régler le problème de la coexistence sur ces deux échelles spatiales. r' " (V./ ;! i liA l'intérieur de DS,,R, un élément -i 11 ; de SULB est, par réciprocité du canal de propagation entre le pied des REE NO 8 Septembre2006 Repères 2 VERS DES RADIOCOMMUNICATIONS RECONFIGURABLES ET COGNITIVES antennes de Se et -1 i théoriquement en mesure de s'apercevoir de sa proximité à Se. Il lui suffit d'un dispo- sitif de détection adéquat, et il pourra réduire sa puissance d'émission en conséquence. Une répartition homogène des éléments de SULB dans cette zone conduit alors à ce que chacun d'eux voie les autres avec une puissance com- parable et inférieure à Pseiiii. Un protocole privilégiant une séparation temporelle des émissions pourra alors limiter les interférences internes à DS,,,Ret réduire à quel- ques unités les émetteurs simultanés, de quoi protéger Se. La menace pour Se concerne maintenant les puissan- ces interférentes agrégées sur ES,,R, où l'effet collectif domine. Compte tenu des larges échelles de déploiement considérées et de la faible variation spatiale des champs électromagnétiques loin de leur zone de décroissance rapide, la puissance interférente vue instantanément par Se est celle mesurée par un élément de SULBÀ la périphé- rie de DS,,R. Il suffit donc de garantir que la puissance agrégée dans SULB vue par chacun de ses éléments à cha- que instant soit bornée pour protéger Se. Remarquons que SULB doit résoudre le même problème pour juguler ses interférences internes, i.e. optimiser ses performances. Notons que ce premier scénario peut être généralisé en trois dimensions au cas d'un satellite soumis à un déploiement d'équipements ULB terrestres. La seconde partie du raisonnement précédent permet de le traiter, moyennant la possibilité d'extrapoler des modèles de pro- pagation en azimut à partir des modèles en deux dimen- sions. L'ensemble de ces scénarii permet de traiter tous les cas qui se posent, mis à part la coexistence avec un système existant passif (un récepteur de télévision numé- rique par exemple). Dans ce dernier cas, l'interdiction des émissions ULB dans les bandes de tels systèmes pourrait être une solution. 4. Pourquoi une radio ULB cognitive Les procédures de réduction d'interférence à appli- quer sont donc de deux types. Ce sont d'une part, à l'échelle locale, des techniques de détection et évitement dans une bande de fréquence donnée. Ce type de procé- dure est d'ores et déjà considéré à la CEPT [13]. D'autre part, à large échelle, il s'agit de techniques de contrôle déterministe de la puissance agrégée du système ULB mesurée en chacun de ses équipements. Notons que ces règles supposent de considérer de manière équivalente et sans a priori chaque portion du spectre et autorisent une coexistence non seulement avec les systèmes existants mais aussi avec les systèmes futurs, tout en proscrivant un accès aléatoire au medium radio. De surcroît, il apparaît que la sauvegarde des intérêts des systèmes " bande étroite " et celle des systèmes ULB sont étroitement liées. En effet, vus des systèmes ULB, le pro- blème de la coexistence comme celui de l'optimisation des ressources spectrales se basent sur la quantification des interférences électromagnétiques et de leur impact sur la capacité (débit total accessible) du système. D'une manière générale, la nécessité de configurer dynamiquement un système ULB de sorte qu'il ne per- turbe pas les services existants pose un problème qui relève de la thématique générale : radio cognitive. Le cas de l'ULB est spécifique en ce sens que la réglementation d'un système dont le spectre recouvre d'emblée celui d'autres systèmes radio est inédit dans l'histoire des télé- communications. La section précédente nous a permis d'aborder la formalisation de ce type de problème, les méthodes pratiques de résolution feront classiquement appel à la Radiotechnique Statistique, à l'Automatique, et à des choix de protocoles appropriés. 5. Une architecture ULB aux propriétés inté- ressantes A. Le problème A la question très générale : sait-on spécifier un trans- mettezar ULB capable d'atteindre la borne prédite par Shannon ? la communauté scientifique ne saurait aujourd'hui risquer une réponse péremptoire. Par contre, si l'on y ajoute les contraintes d'un transmetteur par impulsion radio avec des contraintes de synchronisation raisonnables, on démontre qu'il existe une classe de solu- tions : les modulations IR multi-bandes à modulation d'amplitude et démodulées par seuillage d'énergie [14]. Les débits envisagés dépassent 500 Mbit/s à 3 m et 100 Mbit/s à 10 m. B. Principes d'émission/réception En pratique, à la cadence de l'étalement du canal (quelques dizaines de nanosecondes à quelques mètres), 1 émetteur découpe analogiquement une impulsion ULB dans le spectre alloué suivant seize sous-bandes (de lar- geur typique 500 MHz) par un banc de filtres (-F), appli- que une modulation de type On-Off sur chacune d'elles et recombine les signaux avant l'antenne par un dispositif de type BF en fonctionnement réciproque (Figure 5). La Figure 7 illustre un cas particulier de formation du signal à l'émission. Quant au récepteur, une fois les sous-bandes à nouveau séparées par un BF, il intègre l'énergie disponible dans le canal, et un seuillage numérique décide du symbole démodulé (Figure 6). Notons au passage qu'un tel système étend la notion d'OFDM à des impulsions orthogonales. 120 REE N8 Septembre2006 Ultra larqe bande : enjeux et perspectives pour une radio sans licence D ; " ; i.'Ht)' ! qtMi fJ : J't 1 q £,,,. ... ! -Utt- -11 , -- q -- -- Figure 5. Syrroptique d'un émetteur multi-bandes On-Off Keying. [_i ; !,'\IFlrjlI_ (' If " el ill ..-'--f' ! r ! ".,'''--j'[.,.,. r t x /,''-' :.,,, : -'1,, " " -'1 1.,.' Jh' ! ! f - 1,'-',.-.,, '--', :. " ...T,. : 1 E...'lE...iTl- ; Figure 6. Synoptique d'un récepteur mufti-bandes On-Off Keying. De manière surprenante, ses performances sont com- parables à celles d'un système rake cohérent si l'on a recours à des procédures de démodulation non-triviales (seuillage dynamique de l'énergie) [14]. La Figure 8 détaille ce point tout en rappelant le principe de modula- tion/démodulation appliqué à une seule sous-bande de largeur typique B - 500 MHz. La partie haute de la figure rappelle la mise en forme de la modulation à la cadence T,., l'effet du canal (temps d'étalement typique Td = 20 ns : 5 T,,) et le schéma général de démodulation par seuillage d'énergie. La partie basse indique la procédure statisti- '!!j'r'.!t';'; J LIE v e "'--- ;--- c.,-,,-': ",,,°. Figure 7. Découpe fréqtientielle du signal à l'émission. La convention est.- On-bit 1, Off=bit 0. quement optimale de détermination du seuil en fonction des paramètres suivants : l'énergie disponible lorsqu'un bit 1 est émis E, la densité spectrale de puissance du bruit thermique N, la durée d'intégration Ti et la bande du signal B. En pratique, pour déterminer le seuil normalisé ces derniers n'interviennent qu'à travers les quan- \ tités 2 ,/= -1 LI T + 1, et une fonction tabulée une fois pour toutes O (L). Les couples : débits, taux d'erreur (sans codage) accessibles avec ce schéma de modulation sont récapitu- lés sur la Figure 9. On donne la distance d, la largeur des bandes B, le temps symbole . (le temps d'intégration F/) pour les modèles de canaux IEEE 802.15.3a en vue non directe. Pour résumer l'esprit de l'approche proposée, on peut dire que cette architecture reconsidère les relations habi- tuelles entre traitements analogiques et numériques. Les étages analogiques projettent l'essentiel des degrés 1 l,- i x 1 Tr 11 P !,I, St] (II) tilli,il 1/l / ....... T -20 l_T , Td i ,_____, Td Ti t () 2 Ti 1fo -F .T. :B /) : t P,. " Ll' i f - - -. ; l - - 1,,î (Lp 1- --p 11 2i- Nl Figure 8. Schéma de démodulation non-cohérente spécifique. REE No 8 Septembre2006 J Débit 150 MbitIs d - 10 m B 500 500 25-0'-M-Hz - Nbmdes 12 1 12 24---.-L --- 1 Tr 80 50 40 nsT, 80'S0'i 40 ns -Canal 4 3 2 - -il -.- - - 50 40 30 ns40 [ l'i iii-e 9. Peifoi-iiiaiic,c dit.chéi) ii iiiiilli-btitides Oi-Ofu l'K (y,iig. (*) Pi-obabilité d'erreur (Pe) sans codnge coi-i-ecteiii- d'ei-i-et (i : Il JI Filtre 3,44-3, 6 GHz . , c-'// Filtre 4.13-4,2e GHz 2 F'lt 4 13 A GH.'<,'i>/i il, J-V 5 f J I''yJJ 2 Filtre 3,1.3,22 GHz r Filtre passr-basFC,,,,, 4,65GHz) Figure ? (De) i7iiilliplexeiii- dans la bande de fréquences [3,1-4,25 GHz]. de liberté du signal sur une base de complexité réduite, relâchant les contraintes sur les étages numériques en ter- mes de cadence d'échantillonnage, de synchronisation, de suppression de l'interférence inter-symboles [15]. C. Le (dé) -multiplexeur énergétique : élément pilier de l'architecture radio Le banc de filtres utilisé pour les fonctions de (dé) - multiplexage constitue le dispositif passif central de l'ar- chitecture. L'enjeu consiste à identifier une structure ana- logique limitant les pertes d'insertion (pas d'effet divi- seur de puissance),et garantissant une bonne sélectivité inter-filtres et une bonne réjection hors bande, ceci pour une compatibilité avec les interférents hors bande. L'implémentation de quadriplexeurs dans la bande [3,1- 4,25 GHz] en technologie micro-ruban, impliquant qua- tre filtres passe-bande de bande passante 200 MHz à - 3 dB et le réseau d'interconnexion associé, montre que ces contraintes peuvent être satisfaites (Figure 10) [16]. D. Potentiel cognitif L'architecture proposée présente des propriétés utiles à la radio cognitive. En effet, les techniques de détection et d'évitement des interférents invoquées dans les sec- tions III et IV sont naturellement réalisées par un système multi-bandes à détection d'énergie. Il convient par ailleurs de souligner la grande flexibilité de ces méthodes de réduction de brouillage. Deux caracté- ristiques essentielles en attestent. Premièrement, en se basant sur une détection d'énergie dans une bande donnée, le système présenté réagit indépendamment de la modula- tion utilisée par le système interférent « bande étroite » à protéger, donc sans avoir à connaître préalablement cette caractéristique. Ensuite, avec une vingtaine de sous-bandes, cela laisse suffisamment de degrés de liberté pour, le cas échéant, ne pas utiliser un nombre réduit de sous-bandes dans lesquelles un système bande étroite aura pu être détecté, sans pour autant affecter de manière significative le débit. Conclusion Ces développements permettent d'envisager de nom- breuses perspectives scientifiques et technologiques. Ces dernières concernent, entre autres, la compatibilité monolithique (possibilité d'implantation dans un seul cir- cuit) et la miniaturisation des bancs de filtres, pour les- quels les filières émergentes de résonateurs à onde acous- tique de volume (BAW [17]) sont pressenties, mais aussi des applications inédites du traitement de signal de par la nature spécifique des traitements non linéaires par détec- tion d'énergie, ou encore de concepts protocolaires à ima- giner pour répondre aux contraintes réglementaires dans des réseaux décentralisés. Références [1] H, F HARMUTH, " Transmission of Information by Orthogonal Functions ;'First Edition. Springer, NewYork, 1969 [2] G. F. ROSS, " Transmission and reception system for gene- rating and receiving base-band duration pulse signals for short base-band pulse communication system''U.S. Patent 3,728,025, 1973 [3] First report and order, ET Docket No. 98-153. 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November, 21 st 2005 REE No 8 Septembre2006 Ultra large bande : enjeux et perspectives pour une radio sans icence 141 S. PAQUELET et al.,'An Impulse Radio Asynchronous Transceiver for High Data Rate ", in Joint UWBST IWUWBS, Kyoto, Japan, May 2004 [151 ! M. M.AUBERT,''Mse en place d'une couche physique pour les futurs systèmes de radiocommunication haut débit UWB ;'thèse de doctorat, novembre 2005 [16] S. MALLÉGOL et al, " Microwave (De) Multlplexer for Ultra- Wideband (UWB) Non-Coherent High Data Rates T/'ansceer ;' in Joint EuRAD EuMC2006, Manchester, September 2006 [17] Schmidhammer, " BAW and SAW, " European Microwave Conference, VVSEUMC07 VVorkshop, Oct. 2005 Les auteurs Stéphane PAQUELET a obtenu le diplôme d'ingénieur de l'école polytechnique (1996) et de l'école Nationale Supérieure des Télécommunications (1998), il a exercé la fonct,on d'Ingénieur de recherche en Cryptologie (Thomson-CSF), puis en Traitement de Signal (Dassault électronique), avant de rejoindre Mitsubishi Electric en 2002. Depuis lors, Il est responsable des activités Ultra Large Bande. Il a notamment posé les principes d'un système impulsionnel haut débit original Ses principaux domaines d'intérêt sont les mathématiques appliquées, les statistiques, le traitement de signal et les communications numériques. Gwillerm FROC a obtenu le grade de docteur en sciences Physiques de l'université d'Orsay en 1997 Ses travaux portaient sur l'étude de nouveaux matériaux organiques pour l'optique non- linéaire. Ensuite, au sein de l'Office National des Études et Recherches Aérospatia ! es (ONERA) ii a étudié les phénomènes d'ex- citations résonantes dans le Sodium mésosphérique appliqués aux systèmes d'étoiles artificielles Il a rejoint le centre européen de recherche de Mitsubishi Electric en 2001 où il s'occupe des systè- mes collaboratifs et auto-organisés de communications rado. Alexis BISIAUX a obtenu le diplôme d'ingénieur de Supélec en 1997 Il a ensuite soutenu une thèse en traitement du signal et tête- communications à l'Université de Rennes 1 en 2001 Ses premiers travaux concernaient les réseaux d'antennes à diversité de polarisa- tion pour des applications télécom. Il a rejoint Mitsubishi E) ectric) TE- TCL en 2001, où Il a tout d'abord travaillé sur des thématiques de radio logicielle, en particulier les mécanismes de reconfiguration des éléments de couche physique des systèmes de té ! écommunica- tions. Il a ensuite rejoint l'équipe de recherche en ultra large bande dans laquelle ses principales activités couvrent le traitement numé- rique du signal et son implémentation en temps réel embarqué. Stéphane MALLÉGOL a reçu le titre de Docteur en électronique de l'Université de Bretagne Occidentale en 2003. Jusque fin 2004, il a mené ses activités de recherche au ! aboratoire LEST (Brest, France), où il a mis en exergue les potentialités d'application de matériaux ori- ginaux (nanostructures magnéto-diélectriques,..,) à la réalisation de dispositifs hyperfréquences (non) réciproques En décembre 2004, ri a rejoint Mitsubishi Electric ! TE-TCL (Rennes, France). Ses travaux de recherche actuels portent sur l'étude des possibilités dimpiémenta- tion et d'intégration des solutions à base de détection énergétique non cohérente, proposées par ITE, pour les communications haut débit à Ultra Large Bande. Ses principaux intérêts concernent les propriétés physiques et électromagnétiques des matériaux, ainsi que la conception de dispositifs micro-ondes (non)réciproques. REE Nc 8 Septembre2006