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Un avenir en réseau

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            <title>Un avenir en réseau</title></titles>
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REE N°2/2017 ◗ 1 H istoriquement, les réseaux d’infrastructures ont accompagné le développement des pays, selon un processus d’équipement progressif intégrant d’abord les centres urbains, puis les zones plus rurales. C’est encore ce que l’on observe dans beaucoup de pays en développement qui ne disposent que d’un accès incertain à l’électricité et aux moyens de communication, limités à la télépho- nie sans fil. Ce cycle d’investissement dans les équipements est arri- vé à son terme dans les pays les plus avancés comme les Etats-Unis ou le Japon et les industries liées au développe- ment de ces infrastructures ont vu leurs activités décliner au prix de multiples concentrations. Extensions et mainte- nance semblaient être alors le futur des couches passives de ces réseaux, généralement capables de s’adapter aux évolutions du trafic, notamment pour les réseaux de com- munication, grâce au renouveau des équipements actifs et des protocoles de transmission. Le vaste mouvement de refonte des systèmes de pro- duction et de gestion de l’énergie qui s’est engagé à travers le monde, dans le sillage des démarches pro- gressives des différents pays contre le réchauffement climatique, concrétisées lors de la récente COP21 de Paris, a bousculé cet ordre établi. La priorité donnée aux énergies décarbonées vient favoriser l’émergence des nouvelles sources d’énergie, éoliennes et solaires notamment, dont les unités sont souvent étendues et délocalisées. Elles nécessitent de réviser et parfois re- penser l’architecture des réseaux. L’optimisation globale des consommations et la sécurité d’approvisionnement indispensable à notre vie moderne engendrent également nombre d’évolutions. Citons plus particulièrement l’interconnexion des grands réseaux européens qui induit des réalisations originales et ambi- tieuses, permettant aux industriels de mettre en œuvre leurs innovations les plus avancées telles que les liaisons haute tension en grandes longueurs et à courant continu. Citons également l’impact majeur de ces mutations sur les réseaux de distribution d’énergie qui doivent intégrer de nouvelles logiques de fonctionnement liées notam- ment aux installations de production individuelle et à la recharge des véhicules électriques. Elles rendent néces- saires le renforcement de la collecte d’informations sur le réseau et sa supervision générale, conjointement avec la gestion d’une interaction renforcée avec les utilisateurs. Les réseaux de communication apportent évidemment leur contribution à ces nouvelles approches. Les flux de données doublent peu ou prou tous les deux ans du fait d’applications toujours plus puissantes. La réalité augmentée demandera demain 100 fois plus de débit que les simples vidéos d’aujourd’hui. Pour transmettre ces données, la capacité de transmission par signaux hertziens (antennes ou satellites) ou par signaux élec- triques (câbles de cuivre) est insuffisante. Il faut utiliser la lumière, la photonique et les lasers afin de moduler et passer les signaux dans les fibres optiques. Ainsi, après avoir reconfiguré en câbles à fibres optiques les réseaux longue distance et d’interconnexions ter- restres et maritimes, il faut aujourd’hui déployer une nouvelle génération de réseaux de desserte en fibre jusqu’à l’abonné qui mettent à disposition de chacun des capacités d’échange en augmentation constante. C’est également indispensable à la prise en charge des connexions avec les terminaux mobiles dont la montée en performance s’accompagne d’une réduction de la taille des cellules de diffusion et corrélativement d’une multiplication des antennes. Ces grandes révolutions structurelles ont évidemment de multiples implications qui impactent tous les sec- teurs de l’économie, notamment par l’ouverture de nou- veaux champs du possible. Les réseaux dits intelligents (smartX) dont le smart grid est l’avant garde, réinventent un cadre de vie qui s’esquisse au travers de concepts futuristes tels que ville intelligente, bâtiment connecté, véhicule autonome, etc. Notre avenir est donc résolument en réseau. Laurent Tardif Président du Sycabel Un avenir en réseau EDITORIAL LAURENT TARDIF