Participation record des start-up françaises au Consumer Electronic Show

06/03/2017
Auteurs : Alain Brenac
Publication REE REE 2017-1
OAI : oai:www.see.asso.fr:1301:2017-1:18863

Résumé

Participation record des start-up françaises au Consumer Electronic Show

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REE N°1/2017 Z 33 Participation record des start-up françaises au Consumer Electronic Show Le Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas est considéré à juste titre comme le salon le plus important au monde pour l’électronique grand public et constitue le ren- dez-vous à ne pas manquer pour l’industrie des nouvelles technologies. Il s’est tenu cette année du 5 au 9 janvier dans une atmosphère de compétition à l’américaine, entre les quelque 3 800 fabricants d’objets et systèmes venus faire la promotion de leurs innovations sur les 220 000 m2 du salon auprès des 170 000 visiteurs attendus. Longtemps l’apanage de l’élite de la technologie amé- ricaine, le CES s’est progressivement ouvert au fil des an- nées au monde entier. En dehors des firmes mondialement connues ayant pignon sur rue dans toutes les mégapoles de la planète, de plus en plus de start-up sont venues s’immiscer dans le concert des grands au point que leurs démonstrations annuelles sont devenues l’une des attractions essentielles de l’exposition afin de tenter de cerner les tendances de l’évolu- tion des marchés concernés à court ou moyen terme. C’est dans ce contexte extrêmement concurrentiel que les start-up européennes et plus particulièrement françaises, apparues d’abord timidement, se sont taillé petit à petit une place de choix. Cette année a vu le nombre de socié- tés françaises exposantes exploser littéralement avec une participation inégalée de 275 exposants, dont 233 start-up. 180 d’entre elles, bénéficiant du label Frenchtech promu par le gouvernement français (figure 1), exposaient à l’Eureka Park, considéré comme le lieu du “graal” de l’innovation tech- nologique. A elles seules, celles-ci fournissaient presque le tiers du bataillon des 550 start-up exposantes provenant de 33 pays différents. C’est en fait la deuxième année que les Français sont repré- sentés à ce niveau de participation, atteignant en 2017 le deu- xième rang des nations participantes derrière les Etats-Unis et devançant largement Israël ainsi que les autres délégations européennes. Depuis sa participation au Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas, il y a quatre ans, le label French Tech symbolisé par le coq rouge qu’arborent fièrement nos nationaux, est devenue une marque solide qui commence à être reconnue dans le monde entier. Nos start-up exposantes ont d’ailleurs fait l’objet d’un réel soutien du monde politique. On se souvient du passage triomphal de l’ancien ministre de l’économie, Emmanuel Macron, à l’origine de l’initiative French Tech, accueilli comme une rock star au CES 2016. Les person- nalités politiques n’ont pas manqué non plus le rendez-vous en 2017 avec la visite du ministre de l’économie, Michel Sapin, et de la secrétaire d’Etat chargée du numérique, Axelle Le- maire, mais aussi avec celle de leaders de l’opposition, comme l’ancien premier ministre, François Fillon, réputé être lui-même un grand amateur de technologies numériques. Sur quoi portaient principalement les innovations propo- sées par les start-up du CES ? Bon nombre de domaines d’applications étaient représentés dans le salon et les sociétés françaises présentes ont couvert à peu près l’ensemble des créneaux exposés. Il est possible toutefois de distinguer quelques axes forts de la représenta- tion nationale qui sont le reflet des réseaux d’activités thé- matiques mises en place par French Tech, à savoir : En conclusion, la commission insiste sur le fait que le chif- frement est inexorablement associé à la protection des inté- rêts nationaux et qu’il reste un moyen essentiel tant pour la sauvegarde des intérêts personnels et pour la prospérité éco- nomique. Elle convient cependant qu’il rend l’accomplisse- ment de leur mission plus difficile par les autorités chargées du respect de la loi. Le débat entre ces deux points de vue ne doit pas être considéré comme binaire et la résolution de ce défi complexe va nécessiter du temps, de la patience et de la coopération entre les parties intéressées. Q Jean-Pierre Hauet Figure 1: L’emblème de la French Tech. ACTUALITÉS 34 Z REE N°1/2017 Cette liste n’est évidemment pas exhaustive. Citons quelques exemples parmi bien d’autres de ces in- novations “made in France” (figure 2) : - Cette percée spectaculaire des jeunes pousses françaises se traduit par un intérêt accru de la part des investisseurs et notamment des fonds de pension américains plus habitués à placer leurs fonds dans les écosystèmes US comme la Silicon Valley. Aux dires des responsables présents sur les stands, les récents tours de table s’avèrent de plus en plus favorables aux start-up françaises. Cette percée française au CES, génératrice de décisions d’investissements importants, ne manque pas d’ailleurs d’agacer nos concurrents et de provoquer une réaction des pays à forte compétence technologique. Notamment le Royaume-Uni et Israël reviennent en force, de même que les nations qui veulent émerger sur la planète start-up, à l’image des Pays-Bas ou de la Nouvelle-Zélande. Malgré les progrès de l’image des start-up françaises outre-Atlan- tique, il faut donc s’attendre à une concurrence encore plus forte dans les prochaines éditions du CES car le potentiel des ressources de financement, pour important qu’il soit, ne pourra jamais satisfaire qu’une élite d’entrepreneurs qui a de plus en plus tendance à s’internationaliser et qui devra convaincre des possibilités de développement de leurs produits sur des marchés de plus en plus évolutifs et imprévisibles. Q Alain Brenac Figure 2: Exemples d’innovations de start-up françaises présentées au CES 2017. (a) REMI ; (b) FLOW ; (c) D-VINE ; (d) HAÎKU. (a) (b) (c) (d) ACTUALITÉS