Quelques approches innovantes dans la prévention et la gestion des risques

Prévention et gestion du risque Quelques approches novatrices 27/12/2014
OAI : oai:www.see.asso.fr:1301:2014-5:12013

Résumé

Quelques approches innovantes dans la prévention et la gestion des risques

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REE N°5/2014 77REE N°5/2014 77 LES GRANDS DOSSIERS Le risque nous accompagne dans notre vie de tous les jours Toute l’histoire de l’huma- nité n’est faite que de risques, risques acceptés, risques pré- vus, risques refusés, risques surmontés, risques inconnus. Notre époque se caractérise par un fantastique dévelop- pement du savoir et de sa transmission sous toutes ses formes. Plus nous étendons notre savoir, plus ses fron- tières s’éloignent, plus il devient incommensurable et plus le risque inhérent à toute activité, à toute mise en œuvre de notre savoir s’étend. ... la société moderne est devenue une société du risque, dans le sens où elle s'emploie toujours plus à débattre des risques qu'elle a elle-même engendrés, à les prévenir et à y faire face ... (Ulrich Beck) [1]. Maîtriser les risques, disposer d’outils pour avan- cer dans l’innovation sans trop de crainte et avec des méthodes, voilà un des défis de notre temps. Mesu- rer la part des processus, la part des machines, la part de l’homme, la part du hasard dans la gestion du quotidien et la préparation du futur pour agir avec confiance, est une aspiration de tous. ... notre société aspire à une diminution des risques parce que nous devons protéger notre planète, nos enfants, les générations futures. Le risque est indissociablement lié à l'entreprise humaine et aux progrès technologiques, sani- taires, sociaux. La meilleure manière de se protéger c'est regarder le risque en face et se demander ... comment la science peut aider à la minimiser ... (Claude Allègre) [2]. On trouvera dans la littérature maintes expli- cations de la non existence du « risque zéro ». Se pose alors la question de l’évaluation de l’incertain. Les dernières décennies du XXe siècle sont en effet traversées par une prise de conscience accrue de la fragilité de la biosphère face à l'activité humaine et par une interrogation sur la capacité de la géné- ration actuelle à mettre en œuvre un développement « durable ». Qu'il s'agisse de ressources naturelles non re- nouvelables ou d'atteintes à l'environnement sous forme de pollutions, le débat se structure désormais autour de quatre questions-clés : - sionnel des problèmes, qui ne permet plus d'isoler la sphère économique et la sphère naturelle et s'inscrit dans le phénomène général de la mondialisation ; seulement entre les individus actuels mais aussi, ce qui est plus difficile encore, sans pénaliser les générations futures ; - quences de comportements ou de choix actuels ; de ces choix ou comportements mais aussi les préférences des générations futures. Ces quatre aspects, et notamment les deux der- niers cités, se sont rejoints pour donner naissance au principe de précaution. Notion relativement ré- cente, il s’est d’abord développé en matière d'envi- ronnement. La Déclaration de Rio, en 1992 [3], l’a en effet défini ainsi : « Pour protéger l’environnement, des mesures de précaution doivent être largement appli- quées par les Etats selon leurs capacités. En cas de risque de dommages graves ou irré- versibles, l’absence de certitude scientifique absolue ne doit pas servir de prétexte pour remettre à plus tard l’adoption de mesures effectives visant à prévenir la dégradation de l’environnement ». Le traité de Montréal, en 2000, traitant notam- ment de la circulation des produits génétiquement modifiés, a ouvert le champ d'application du prin- cipe de précaution à tous les risques induits par cette catégorie de produits (risque sanitaire, social, LES GRANDS DOSSIERSIntroduction Prévention et gestion du risque Quelques approches novatrices Tullio Joseph Tanzi Institut Mines-Telecom Telecom ParisTech. LTCI UMR 5141 CNRS URSI commission F Jean Isnard URSI commission F 78 REE N°5/2014 Le principe de précaution s'applique lorsque les experts n'ont pas trouvé de consensus quant à l'inno- cuité d'une activité ou d'une technologie. Cela signifie que les autorités publiques ne doivent pas attendre de disposer de certitude scientifique pour prendre une décision. L'application tantôt trop rigide tantôt trop systématique de ce principe ne permet pas de dégager des critères généraux d'application. La di- mension du cas par cas tient donc une place centrale, et l'évaluation d'une situation restera toujours sou- mise à une appréciation subjective, confirmant ainsi que le risque zéro n'existe pas. Cette notion à double tranchant, - mais définiti- vement nécessaire dans le cadre de notre société à modernisation rapide -, a fait son entrée au plus haut rang de l'ordre juridique français puisqu'elle a été introduite dans la Charte de l'environnement de 2004 et que celle-ci a été adossée à la Constitution en 2005. Et si, dans un premier temps, la règle était de le décrier en l'opposant fermement au progrès technique et à l'innovation, un récent rapport du Sénat de 2014 [4] vient, au contraire, adoucir les préjugés pour en faire justement, le principe du progrès. En effet, alors que « la France a peur de prendre des risques », il semble désormais néces- saire de dépasser ce stade sclérosant pour réaliser que la mise en place de mesures de précaution pro- portionnelles aux risques engagés permet de faire redémarrer la recherche et l'innovation. Après tant d'ardeur et de ferveur autour de la légi- timité de son application, le principe de précaution semble vivre un retour aux sources en reprenant finalement le sens que semblait vouloir lui attribuer l'un de ses premiers parents Hans Jonas qui parlait à l'époque de « Progrès avec précaution » dans son ouvrage [5] publié en 1979. L’impact du progrès Les médias nous le rappellent quotidiennement, nous vivons dans un monde où le risque est conti- nuellement présent. Aux risques de catastrophes naturelles (ouragans, cyclones, séismes, tsunamis, glissements de terrain, inondations, incendies de - vité humaine (conflits armés, accidents industriels, accidents de transport, etc.) et, ce qui est relati- vement nouveau, les risques de modification et de falsification d'informations liées aux nouvelles technologies censées nous protéger. Toute société qui veut perdurer se doit d'identifier chaque type de risque, de l'évaluer et de mettre en place les moyens à mettre en œuvre pour sa prévention et la gestion des périodes de crise. Toutes les techniques de la communication et de l'information modernes telles que la localisation, la télédétection, les communications, les terminaux à technologie évoluée, le multimédia, la vidéo, les techniques avancées de l'informatique et des bases de données, les protocoles de sécurité, le traite- ment du signal, les protocoles de communication et de réseaux ... constituent une magnifique boîte à outils au service de l'ingénieur moderne [6] en général et plus spécialement pour celui qui évolue dans le domaine du risque. Les télécommunications représentent un apport incontestable pour ceux qui ont en charge la ges- tion du risque. Elles autorisent la constitution de système de gestion en temps réel en favorisant l'échange d'information tant du point de vue de l’ac- quisition que de celui de la diffusion. Les réseaux de sécurité utilisés pour la protection du public et les secours en cas de catastrophes (PPDR) en sont un bon exemple. Le sujet de la mise en place de réseaux à large bande et à couverture nationale et internationale est en chantier pour longtemps encore. Il comporte plusieurs aspects et d'abord techniques, car l'accès au spectre de fréquences et l'interopérabilité des réseaux sont essentiels. Il y a ensuite l'aspect gestion des opérations et des moyens. Certains existent déjà qui fonctionnent et qu'il faut prendre en compte : salles de comman- dement (C4), interconnexion de ces moyens, etc. ... ne pas prévoir, c'est déjà gémir ... Léonard de Vinci Les techniques de l'analyse spatiale constituent un apport puissant pour l'aide à la décision en situa- tion critique dont un des attendus est la constitu- tion de tableaux de bord basés sur le raisonnement spatial [7] afin de permettre un raisonnement. La problématique porte à la fois sur la collecte des informations et leur distribution vers les hommes sur le terrain. Les contraintes rencontrées sont importantes. Elles sont principalement dues au fait que l'on constitue des systèmes critiques utilisant une mul- tiplicité de sources de données hétérogènes issues de divers capteurs géographiquement répartis et intensivement distribués. La spatialisation de l'in- formation et le suivi dynamique de la spatialisation des sources mobiles, ainsi que le gigantisme des LES GRANDS DOSSIERS Introduction REE N°5/2014 79 Introduction LES GRANDS DOSSIERS données à traiter représentent aussi une source de problème conséquent. Enfin la multidisciplinarité nécessaire à ce type d'approche constitue une dif- ficulté non négligeable. L’objectif est d'obtenir des synthèses perfor- mantes et précises de la situation observée. La fusion de données permet de constituer des méta- indicateurs qualifiant l'évolution du phénomène observé. La fouille de données spatiales et les capacités de classification permettent d'extraire de l'information pertinente et utile pour l'aide à la dé- cision. Dans un environnement souvent dépourvu d'infrastructures et parfois hostile, un réseau fiable - mation et pallier une éventuelle défaillance des moyens existants. Ce réseau devra disposer d'une grande souplesse pour supporter tous types de données (y compris vidéo), de capacités d'auto- configuration en fonction des besoins, d’une qua- lité de service adaptée à la demande et d'un haut niveau de sécurité. Il doit donc avoir des capacités de reconfiguration dynamique prenant en compte les informations de localisation des équipements. Il est enfin nécessaire de créer, au-dessus de cette infrastructure ad hoc, une architecture lo- gique de transport, de traitement et d'affichage de l'information, et de redistribution des directives. Ces problématiques sont proches de celles déve- loppées en administration de réseau. La problé- matique porte sur le transport de l'information : les protocoles d'administration de réseau sont-ils adaptés à cette utilisation ? Quelles sont les carac- téristiques de réseaux nécessaires, comment repré- senter l'information (tableaux de bord, synthèse, utilisation d'avatars, intégration au sein de support cartographiques 2D, et 3D…) ? Le traitement de l'information présente-lui aussi ses classes de problèmes. En premier lieu la distri- bution de l'intelligence entre les sites et les équipe- ments mobiles, en gardant à l'esprit l'optimisation des temps de réponse, ou encore la réduction de la quantité d'information à transmettre. Le tri et le filtrage de l'information en fonction de sa per- tinence et des utilisateurs visés, l'utilisation de bases de données d'historiques ou encore de mo- dèles dynamiques de comportement, le couplage avec des modèles en général. En résumé, la mise en place de ce type de système doit permettre de « procurer la bonne information, au bon moment, au bon endroit, à la bonne personne, pour la bonne décision » et ensuite autoriser la redistribution in- telligente des diverses informations vers le terrain. De ce point de vue la gestion du risque devient un domaine particulier du système d'information où l’apport des TIC est primordial. ... les gens n’ont pas besoin de conseils, ils ont besoin de compréhension ... (H. Jackson Brown). Présentation du dossier Le risque est un objet polysémique. Il présente une série d’enjeux à la fois pour le scientifique et l’ingénieur. Il constitue un sujet complexe sur lequel il serait imprudent d’intervenir sans avoir la maîtrise des concepts sous-jacents : le danger serait alors de gérer les manifestations de façon superficielle sans vraiment influer sur les causes profondes. Il est donc très difficile de traiter du risque dans toutes ses représentations et ce dossier n’a pas la préten- tion de réaliser une couverture exhaustive. L’article de Justin Larouzée et de Franck Guarnieri présente le risque vu du côté des sciences humaines. Il traite du facteur humain et de la sociologie du risque, à travers les travaux de James Reason sur l’erreur humaine. Cette approche s’inscrit dans une tendance qui a vu entre les an- nées 1950 et 1970 l’effort de gestion de sécurité d’abord se focaliser sur les facteurs techniques puis entre les années 1970 et 1990 sur les facteurs hu- mains (importance de l’erreur humaine dans les accidents) et enfin depuis les années 1990 sur les facteurs d'organisation. La contribution de Ludovic Apvrille et d’Yves Roudier analyse les apports des techniques de preuve pour la prise en compte du risque dès la conception de systèmes critiques. Les auteurs montrent comment des exigences de sûreté et de - vironnement permettant l’analyse de leur influence réciproque. L’article illustre ces différents points par des exemples relevant d’applications des domaines de l’automobile et des systèmes d’information. L’analyse des risques trouve dans la lutte contre la criminalité un nouveau champ d’application. Cela nécessite non seulement de comprendre le phéno- mène criminel au travers de variables explicatives mais aussi de l’anticiper dans un futur plus ou moins lointain. Patrick Perrot présente l’approche aujourd’hui développée en matière d’anticipation en combinant à la fois des méthodes de prédiction et de prospective. En effet, alors que la première 80 REE N°5/2014 LES GRANDS DOSSIERS Introduction envisage le futur comme un héritage du passé, la seconde aborde la question par la détection de ruptures et de discontinuités pouvant influer sur la réalisation d’un événement criminel comme sur une politique de lutte contre la criminalité. En ap- portant des éléments objectifs d’aide à la décision, une telle analyse s’applique tout autant à un niveau opérationnel qu’à un niveau stratégique. François Lefeuvre et Tullio Joseph Tanzi nous proposent des techniques issues des radio- sciences et basées sur la physique, telles que la prévision des capacités de communications en fonction des conditions environnementales dans l’atmosphère et dans l’espace. En effet, environ 1 000 événements météorologiques spatiaux sont observés durant chaque cycle solaire. Lorsqu’ils se produisent, ils peuvent sérieusement perturber le fonctionnement des satellites d'observation et d'acquisition, des systèmes de communication et des systèmes de navigation par satellite. Ces évé- nements de « météorologie spatiale » sont dus aux orages géomagnétiques et il est possible d’évaluer leur impact en utilisant les observations faites avant et pendant les catastrophes. Dans son article Caroline Rizza nous propose une analyse des nouveaux usages liés au dévelop- pement des techniques de communication. Les acteurs impliqués dans la prévention et la gestion des risques soulignent de plus en plus le caractère décisif des réseaux sociaux lors de situations telles que des catastrophes naturelles. Le grand nombre d'utilisateurs, la rapidité de diffusion de l'informa- tion et de communication qu'ils autorisent, ainsi que leur accessibilité simultanée via différentes plateformes, rendent en effet les réseaux sociaux omniprésents. Ils forment et proposent par ailleurs des infrastructures pour une collaboration virtuelle qui permet de monitorer et d'agir en temps réel. Pour conclure n’avons pas la prétention d’avoir couvert exhausti- vement tous ses différents aspects. Volontairement des aspects, liés par exemple aux systèmes d’infor- mation ou encore au domaine financier et bancaire, des textes retenus illustre bien l’immensité du pro- blème. L'analyse de risque est une discipline trans- verse qui allie nombre de compétences et nécessite l'engagement et l’acceptation de tous. Le niveau de culture du risque et la société au sein de laquelle s’est produit l'événement, influent fortement sur sa reproductibilité éventuelle comme sur la plus-value du retour d'expérience. Les ingénieurs sont-ils préparés à la prévention et à la gestion des risques ? Les systèmes techniques contemporains sont de plus en plus complexes : la gestion de cette complexité tout au long de l’élaboration, de la mise en œuvre puis du fonctionnement courant des projets est prise en compte dans la formation des ingénieurs, en particulier avec le souci de diminuer le risque de pannes ou dysfonctionnements, afin d’améliorer la sûreté de fonctionne- ment. Bien évidemment les techniques mises en œuvre sont spécifiques aux secteurs concernés par les écoles et les objectifs des projets : l’aéronautique, les transports terrestres ou les systèmes informatiques ont leurs spécificités, prises en compte ici ou là. Jusqu’à maintenant il ne semble pas que la Commission des titres (CTI) ait mis explicitement l’accent sur la gestion des risques et des catastrophes comme élément nécessaire et structurant de la formation des ingénieurs. Mais on remarque toutefois que, dans le secteur de l’informatique, des efforts importants ont été entrepris, notamment dans les écoles de l’Institut Mines Télécom, pour développer les formations à la cyber-sécurité, pour lesquelles les demandes sont très fortes. Ces initiatives des écoles sont à mettre en parallèle avec la décision récente du Ministère de la Défense de développer à Rennes un pôle important, relevant de la DGA, en matière de sécurité informatique et électronique ; 400 emplois à terme seront créés dans un environnement déjà très riche sur le plan universitaire, industriel et militaire. REE N°5/2014 81 Introduction LES GRANDS DOSSIERS Tullio Joseph Tanzi est professeur, depuis 2005, au sein de l’Institut Mines Télécom, Télécom ParisTech. Ses recherches portent sur la thématique des télécommunications et du risque. Il a été professeur au sein de l’Ecole nationale supérieure des télécommunications de Bretagne – Institut des applications Avancées de l’Internet, à Marseille, où il a été responsable de l’option Transports intelligents de 2002 à 2005. Auparavant, il a enseigné à l’Ecole nationale supérieure des mines de Paris, au sein du Centre de recherche sur les crises et les risques (CRC), à Sophia Antipolis (1998- 2002). Il est membre de l’Union radio scientifique internationale (URSI), commission F « Propagation & télédétection ». Jean Isnard a, en grande partie, travaillé dans le domaine radar (antennes, traitement du signal, études et développe- ment), d’abord au Laboratoire central de télécommunications (LCT, groupe ITT), puis à TH-CSF (Systèmes aéroportés). Il représente l’Union radio scientifique internationale (URSI) à l’UIT-R (commission « Services scientifiques »). Il est membre du Comité français de l’URSI (commission F « Propagation & télédétection »), de la SFPT ainsi que de la SEE - Club R2SR (Radar, sonar, systèmes radioélectriques). Notre époque se caractérise par un développe- ment important du savoir et de son partage. Plus nous étendons notre connaissance et plus le risque inhérent à toute activité s’étend. Le développement actuel des techniques et technologies modernes, dont les TIC, permettent une accélération de la connaissance que nous avons sur ce monde du risque. Il offre aussi toute une série de parades que - ment indésirable, ou tout au moins, pour en ré- duire ses conséquences. Mesurer la part des processus, des machines, de l’homme et du hasard dans la gestion du quotidien nous permet d'évoluer vers la maîtrise des risques. Disposer d’outils pour progresser en confiance et sans crainte dans l’innovation, il faut disposer d’ou- tils basés sur des méthodes d’ingénieurs couplées à une approche scientifique. Le rôle de l’expert, de celui qui sait, est fondamental pour aider à la prise de décision. Il est donc impératif de disposer de méthodes pour affronter l’avenir et de bien former ceux qui seront en charge du risque. Références [1] U. Beek, “Risk Society”, Ed. Sage, London, 1992. [2] C. Allègre, Colloque Risque et Société organisé sous l’égide de l’Académie des Sciences, par le haut comi- té du centenaire de la découverte de la radioactivité, Cité des Sciences et de l’Industrie – novembre 1998 – Paris. [3] Nations Unies, « Déclaration de Rio sur l’environne- ment et le développement », A/CONF.151/26 (Vol. I). 12 août 1992. [4] Sénat (2014), Avis n°532, « Modifier la Charte de l’environnement pour exprimer plus clairement que le principe de précaution est aussi un principe d’innovation », par le sénateur Jean Bizet, enregistré le 14/05/2014. [6] H. Jonas, « Le Principe responsabilité », (1979), tra- duction française éd. du Cerf en 1990. [7] T. J. Tanzi, P. Perrot, « Télécoms pour l’ingénierie du risque », Collection Technique et Scientifique des Télécoms, Paris : Editions Hermès, 2009. [8] P. J. Wilkinson, D. G. Cole, “The Role of radio Science in Disaster Management”, URSI, December 2010, Radio Science Bulletin, 358, pp. 45-51. ISSN 1024- 4530. 82 REE N°5/2014 Huit idées reçues sur le(s) modèle(s) de l’erreur humaine de James Reason Par Justin Larouzée, Franck Guarnieri ................................................................................................................. p. 83 Améliorer la sécurité et la sûreté de fonctionnement par l’ingénierie de système dirigée par les modèles Par Ludovic Apvrille, Yves Roudier ......................................................................................................................... p. 91 L’analyse du risque criminel : l’émergence d’une nouvelle approche Par Patrick Perrot ...................................................................................................................................................... p. 100 Réduction des risques de catastrophes naturelles. Impact des phénomènes de météorologie spatiale sur la gestion des tremblements de terre Par François Lefeuvre, Tullio Joseph Tanzi ........................................................................................................ p. 108 Prévention des risques et gestion des crises. Opportunités et défis de l’utilisation des réseaux sociaux Par Caroline Rizza ........................................................................................................................................................ p. 115 LES ARTICLES LES GRANDS DOSSIERS Introduction