DEEE : Orange veut favoriser l’émergence de nouveaux modèles d’économie circulaire favorisant le ré-emploi et les économies de ressources

27/12/2014
Auteurs : Gilles Dretsch
OAI : oai:www.see.asso.fr:1301:2014-5:12009
DOI : http://dx.doi.org/10.23723/1301:2014-5/12009You do not have permission to access embedded form.
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DEEE : Orange veut favoriser l’émergence de nouveaux modèles d’économie circulaire favorisant le ré-emploi et les économies de ressources

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	    <date dateType="Updated">Thu 26 Jan 2017</date>
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REE N°5/2014 67 DEEE : Orange veut favoriser l’émergence de nouveaux modèles d’économie circulaire favorisant le ré-emploi et les économies de ressources Confrontées à l’épuisement des ressources naturelles à plus ou moins long terme, une mutation des modèles industriels vers l’économie circulaire est en cours. Cela suppose de faire monter en puissance et d’industrialiser les filières et technologies de recyclage. Un opérateur de télécommunications internatio- nal comme Orange est un acteur dans la gestion de déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE). Ces DEEE sont de nature très diversifiée, issus aussi bien des offres déployées chez les clients grand public et entreprises (téléphones mobiles, boxes internet, postes téléphoniques, écrans…), de ses réseaux fixes et mobiles (stations de base radio, commutateurs, équipements de transmission, cartes électroniques…), ou encore de son fonctionnement interne (ordinateurs des salariés…). Ces différents équipements ont une durée de vie très variable, de deux ans environ pour un premier usage d’un téléphone mobile à plus de 10 ans pour certains équipements de réseau. Les réseaux sont par ailleurs en constante transformation (déploiement de la 4G, de la fibre, remplacement d’équipe- ments à l’occasion de saut technologique) ce qui génère des flux importants d’EEE usagés et de DEEE. En 2013, 5 665 tonnes de DEEE ont été gérés par le groupe Orange, dans les 30 pays où il est présent. Des « gisements urbains » riches et concentrés Routeurs, équipements réseaux de différentes technologies, cartes élec- troniques, ordinateurs, etc. contiennent des métaux et minéraux rares. Les concentrations et les quantités de matières premières stratégiques contenues dans les DEEE sont souvent très largement supérieures aux réserves naturelles et se trouvent disponibles à des concentrations beaucoup plus élevées : 5 g d’or par tonne de minerai extrait, contre 200 à 1 000 g/t dans certains types de DEEE. Les DEEE contiennent plus particulièrement des éléments tels que l’indium, le germanium, la gallium pour lesquels les réserves dans les mines pri- maires sont aujourd’hui évaluées à 15/20 ans. L’exploitation de ces « gisements urbains » se révèle donc constituer une solu- tion essentielle pour parer à l’épuisement des stocks souterrains et sécuriser les approvisionnements en ressources rares des régions non productrices – comme c’est le cas de l’Europe, dont la consommation de nombreux métaux stratégiques repose à 100 % sur l’importation, à l’exception du cuivre dont le continent produit environ50%desesbesoins,duzinc(35%),duferoudelabauxite(prèsde20%). Placer le recyclage au cœur de la stratégie environnementale du Groupe La question du recyclage n’est pas nouvelle. Un groupe comme Orange tra- vaille depuis plusieurs années à l’optimisation de la gestion des DEEE. Leur col- lecte et leur prise en charge par des filières de recyclage fiables et traçables sont d’ailleurs une obligation en Europe. Et même si le cadre légal varie d’un pays à l’autre, c’est un sujet sur lequel toutes les filiales travaillent, y compris en Afrique et au Moyen-Orient où les filières de recyclage sont encore émergentes. Aujourd’hui, cependant, il s’agit de passer à la vitesse supérieure. Le recy- clage ne doit plus seulement être pensé sous l’angle de la responsabilité envi- ronnementale, mais aussi comme un élément décisif de la stratégie du Groupe pour sécuriser ses approvisionnements. C’est une des missions de la RSE et l’objet d’un comité spécifique du COMES (Comité des métaux stratégiques) installé par le ministère de l’industrie en 2011, auquel Orange participe aux côtés de toutes les grandes fédérations industrielles : télécoms, aéronautique, automobile, chimie, recyclage… Une structuration des filières différentes selon les régions Il est essentiel de se placer dans une perspective globale : en particulier il s’agit d’abord de continuer à développer les connaissances sur la composi- tion exacte de nos déchets, et ensuite de se demander ce que l’on peut faire pour les valoriser au mieux en prenant en compte le contexte local des pays où Orange est présent. En effet, la situation varie sensiblement d’un pays à l’autre : en Afrique par exemple, il faut clairement accompagner l’émergence de filières de collecte et recy- clage, en Europe, les filières sont bien établies. Pas d’« eldorado », mais un potentiel à exploiter… Il ne s’agit pas pour Orange de prendre une part opérationnelle sur ce marché de demain – à la différence d’opérateurs comme NTT et Deutsche Telekom qui réfléchissent à exploiter, le premier des éoliennes, le second des mini-centrales électriques, afin de maîtriser leur approvisionnement en éner- gie qui devient elle aussi rare et chère – mais il est opportun de s’interroger sur l’économie globale de l’industrie naissante du recyclage des métaux stra- tégiques : les acteurs du marché sont encore jeunes et quelquefois avec des capacités de traitement limitées, tandis que les quantités valorisées sont encore minimes par rapport au volume de DEEE produits. En outre, le marché n’est pas non plus un eldorado : la valeur des matériaux recyclés est potentiellement importante, mais il faut en retrancher les coûts importants de collecte, stoc- kage, démantèlement, traitement et dépollution. La chaîne du recyclage est complexe, et tous ses maillons comptent : l’ex- ploitation des mines urbaines recèle un potentiel qui nécessite la mobilisation de tous les acteurs pour construire une économie circulaire. DEEE : Orange veut favoriser l’émergence de nouveaux modèles d’économie circulaire favorisant le ré-emploi et les économies de ressources Par Gilles Dretsch Responsable gestion des déchets, Groupe Orange