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Le véhicule connecté

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            <title>Le véhicule connecté</title></titles>
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	    <date dateType="Created">Sun 26 Oct 2014</date>
	    <date dateType="Updated">Thu 26 Jan 2017</date>
            <date dateType="Submitted">Tue 13 Nov 2018</date>
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32 REE N°4/2014 Le véhicule connecté est devenu une réalité dès que les technologies de télé- communication sans fil ont été disponibles : téléphones portables et autres objets mobiles sont couramment utilisés dans les véhicules. Cependant, l’usage de ces technologies dans un véhi- cule, objet volumineux et massif pouvant se déplacer à grande vitesse, est soumis à des contraintes diffé- rentes selon la nature et l’utilisateur des services of- ferts : le conducteur, les passagers ou bien le véhicule lui-même. Donner des capacités de communication et de coopération aux véhicules doit permettre de réduire de façon significative les impacts environnementaux et humains (accidentologie) résultant de la circulation des véhicules. Ainsi les exigences de sécurité conduisent- elles à limiter la nature et le volume des informations à destination du conducteur pour ne pas détourner son attention, alors même que les capacités de commu- nication des véhicules ouvrent la porte à de multiples applications nouvelles. Certaines d’entre elles comme l’appel d’urgence peuvent devenir obligatoires. Les moyens de communication seront utilisés largement par les applications embarquées dans le véhicule qui viendront en soutien au conducteur : la qualité de l’er- gonomie de leur interaction avec celui-ci est essentielle pour leur acceptation et leur participation à l’objectif de réduction de l’accidentologie. La gamme des applications rendues possibles par la connexion des véhicules est très large et très variée. La première application développée et à présent largement répandue (via les récepteurs GPS) est la « navigation informée » permettant un ajustement dynamique d’un itinéraire en fonction du trafic et des besoins du client (points d’Intérêt). L’info trafic n’est pas aujourd’hui suffi- samment fiable et sa couverture insuffisante : une meil- leure collecte de l’état du trafic devient possible grâce à la généralisation des « véhicules sondes » connectés qui fourniront en temps réel leurs perceptions de celui- ci et des causes perturbatrices de son écoulement. Les autorités routières auront également un accès direct aux conducteurs via l’infrastructure routière et pour- ront donc leur diffuser les consignes les mieux adap- tées pour réguler globalement le trafic et assurer leur sécurité. En fonction de leurs besoins, les clients pourront être guidés en temps réel vers les points d’intérêt qui correspondent le mieux à leurs critères de choix et à leurs positions géographiques (station d’essence, point de charge d’un véhicule élec- trique, station de gonflage, les plus proches) en s’appuyant sur des données les plus actuelles possibles (par exemple choix du parking en fonction des places disponibles). Ils pourront égale- ment payer dans leurs véhicules, électroniquement, les produits et services délivrés à ces points d’intérêt. Le recours aux échanges de données via les réseaux cellulaires publics rendrait d’ores et déjà possibles une bonne partie de ces améliorations mais il faudra s’ap- puyer sur la communication de véhicule à infrastructure et de véhicule à véhicule pour atteindre le service opti- mal notamment en matière de régulation de trafic. On peut penser que les premiers véhicules ainsi équipés devraient être mis sur le marché vers 2016. L’implantation de systèmes de transport intelligents coopératifs (C-ITS) dans les véhicules combinée au développement du véhicule autonome ou automatisé permettront d’atteindre l’objectif ambitieux des pou- voirs publics du « zéro mort et zéro blessé grave sur les routes ». Le véhicule automatisé qui devrait apparaître commercialement vers 2020 en Europe ouvrira pro- gressivement la porte à une liberté totale du conduc- teur qui deviendra alors un passager en situation de conduite automatisée. Il pourra alors bénéficier de tous les services multimédia disponibles au niveau d’un por- table, mais dans un environnement optimisé au niveau du confort et de la sécurité. Mais l’automatisation se fera par étapes en privilégiant d’abord certaines situa- tions de circulation comme le parcage automatique (valet de parking) ou la circulation sur autoroute à faible vitesse lors de bouchons. Le nombre de situations où l’automatisation est applicable augmentera en fonction des progrès technologiques et du déploiement des infrastructures. Les phases de transition dans la com- mande du véhicule (passage de la conduite automa- tisée à la conduite humaine en particulier) requerront une attention particulière du conducteur : le véhicule devra s’assurer de l’état de vigilance de celui-ci avant de LES GRANDS DOSSIERS Introduction Le véhicule connecté Gérard Ségarra Sidi-Mohammed Senouci REE N°4/2014 33 Introduction LES GRANDS DOSSIERS lui rendre le contrôle et en particulier ne pas solliciter son attention dans cette phase via par exemple des services multimédia. Bien sûr, le véhicule connecté concerne une grande variété de véhicules (privé, public, véhicules légers, véhicules utilitaires, poids lourds, transport de matières dangereuses, motos, vélos, voire même piétons,… etc.) évoluant dans divers contextes (privé, public, professionnel, etc.). Il ouvre la porte à de nombreuses applications spécifiques (télépéage, taxation, contrôle d’accès, véhicule partagé, covoiturage, gestion de tour- nées, etc.). Certaines d’entre elles seront naturellement déployées par les constructeurs, d’autres devront être stimulées par les autorités. La diversité des technologies de communication sans fil (réseaux cellulaires, réseaux locaux, réseaux à diffusion terrestre et satellitaire) ainsi que l’évolution des techno- logies de positionnement des objets mobiles et fixes (par exemple l’arrivée de GALILEO) nécessiteront une ges- tion permanente concertée de la confi- guration des équipements embarqués dans le véhicule connecté. Le véhicule fera partie de l’Internet des Objets et la communication Machine à Machine (M2M) se développera non seulement entre véhicules, mais également avec les objets de la route et de la maison. La sécurité du système est un point clé, aussi bien pour préserver le respect de la vie privée des utilisateurs que pour être à même de résister à toute attaque externe pouvant entraîner des effets catastrophiques au niveau des vies humaines ou des biens matériels. On doit éviter, par exemple, une prise de contrôle non autorisée d’un véhicule se déplaçant à grande vitesse. A contrario, des prises de contrôle de véhicules connectés pourraient résulter d’un choix de société pour lutter contre les vols, les agressions/attentats voire restreindre l’accès de cer- taines zones à certaines catégories de véhicules par exemple les véhicules polluants dans les villes. Ce dossier vise à donner un état des lieux des pro- blématiques du véhicule connecté. Le premier article donne un aperçu général sur le véhicule connecté, l’infrastructure de télécommunication utilisée, les dif- férentes classes d’applications, les normes applicables, les projets et défis de recherche. Le deuxième article traite du véhicule connecté sans conducteur communément appelé véhicule autonome. Le troisième article se concentre non pas sur les aspects technologiques mais plutôt sur les aspects économiques et sur l’acceptabilité de cette nouvelle tech- nologie. Le dernier article dresse un panorama sur les technologies exis- tantes et sur les perspectives d’uti- lisation de la connectivité dans les transports publics (bus, métros, tram- ways, trains). Véhicule connecté : architectures, normes, défis et solutions Par Sidi-Mohammed Senouci, Hichem Sedjelmaci, Sara Mehar, Bernadette Villeforceix, Patrick Martinolli, Farid Benbadis ......................................................................................................................... p. 34 Véhicule connecté sans conducteur Par Abdeljalil Abbas-Turki, Cindy Cappelle, Franck Gechter, Florent Perronnet, Abderrafiaa Koukam, Yassine Ruichek ................................................................................................................... p. 45 Voiture connectée. Nouveaux usages, nouveaux modèles économiques Joëlle Ensminger, Olivier Segard ........................................................................................................................... p. 54 Le véhicule connecté dans les transports publics : technologies existantes et perspectives Par Marion Berbineau, Mohamed Kassab, Christophe Gransart, Martine Wahl, Yann Cocheril, Emile Masson, Divitha Seetharamdoo, David Sanz, Hassan Ghannoum, Oriane Gatin .................................................................................................................................................................... p. 60 LES ARTICLES Gérard Segarra a travaillé 30 ans chez Renault. Il y a conduit la participation à des consortiums européens et à la normalisation sur les systèmes de transport intelligents. Il est actuellement consultant. Sidi-Mohammed Senouci a travaillé 6 ans chez Orange Labs sur les véhicules connectés. Il est actuellement professeur des universités à l’Université de Bourgogne.