Nanostructures organiques conductrices autoassemblées par activation lumineuse

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 STANWs Supramolecular TriArylamine NanoWires - Couches minces de nanofils supramoléculaires de triarylamines - ayant des performances métalliques pour l’électronique organique, un projet de l'ANR Agence Nationale de la Recherche

Ces nanofils conduisent l’électricité presqu’aussi bien que s’ils étaient en cuivre et s’assemblent d’eux-mêmes, plus facilement que des nanotubes de carbone. Ces résultats viennent d'être publiés dans la revue Nature Chemistry 22 avril 2012, par une équipe du CNRS, Institut Charles Sadron et Institut de Physique et de Chimie de Strasbourg, sous l'impulsion de Nicolas Giuseppone.
C'est une approche "Bottom up" - du bas vers le haut - explorée depuis 2009 à l'Institut Charles Sadron de Strasbourg, avec l'autoassemblage de molécules de triarylamines sous l'action de la lumière et de champs électriques.

Ce composé est connu depuis les années 1960, selon Nicolas Giuseppone. Il est utilisé pour la photocopie. La molécule a la propriété de réagir à la lumière en émettant un électron. Au départ, il s’agissait d’étudier des opportunités en optoélectronique. Partant de l’idée de modifier cette triarylamine pour que les molécules s’empilent les unes sur les autres, de manière à conduire les électrons à grande distance, avec une modification plus simple que prévu, elles se sont autoassemblées plus vite et mieux que prévu.
Cet empilement, qui se déclenche à la lumière, est une forme particulière de polymérisation, dite supramoléculaire, car les molécules ne s’accrochent pas entre elles par des liaisons covalentes (les liaisons chimiques classiques entre atomes d'une molécule), mais par des liaisons faibles, entre noyaux aromatiques, liaisons hydrogène et liaisons de Van der Waals.
Elles possèdent une bonne conductivité > 5x103 S m-1 et  une faible résistance d'interface < 2x10-4 Ohm m

 
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