Blockchain et gestion des fréquences

05/03/2018
Auteurs : Patrice Collet
Publication REE REE 2018-1
OAI : oai:www.see.asso.fr:1301:2018-1:22459

Résumé

Blockchain et gestion des fréquences

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REE N°1/2018 Z 21 L’Agence nationale des fréquences (ANFR) a vu en dé- cembre 2017 deux de ses projets sélectionnés lors de l’appel à projets lancé par le Secrétariat général à la modernisation de l’action publique (SGMAP) pour le développement de ser- vices publics innovants à l’intention des start-up de la French- Tech. L’un de ces projets concerne la gestion dynamique des bandes de fréquences en s’appuyant sur la technologie de la blockchain. Le projet vise des bandes de fréquences libres de droit at- tribuées notamment lors de grands évènements. Des utilisa- teurs dont la participation est difficile à planifier demandent à disposer temporairement de bandes de fréquences, pour leur usage de communication par exemple. Un cas d’école est celui de l’arrivée du Tour de France où la présence de médias étrangers dépend directement des performances des coureurs des différentes nationalités. L’allocation des fré- quences doit donc y être gérée en quasi temps réel. Actuelle- ment les organismes en charge de la gestion des fréquences assurent cette gestion manuellement, en s’appuyant par exemple sur un tableur. Le projet de l’ANFR consiste à proposer un service expé- rimental permettant de planifier, de réserver et de gérer des Le Gouvernement français a proposé l’introduction d’un prix plancher du carbone en Europe. Cette proposition n’a pas été retenue à ce stade, du fait de l’opposition des pays charbonniers, Pologne et Allemagne. La Commission espère que les aménagements apportés à l’EU-ETS sous forme d’une réserve stratégique seront suffisants pour porter le prix du carbone sur l’EU-ETS à un niveau économiquement si- gnificatif. Q Jean-Pierre Hauet Blockchain et gestion des fréquences ACTUALITÉS 22 ZREE N°1/2018 fréquences localement. L’utilisation de la blockchain devrait permettre d’assurer que les fréquences utilisées ne soient ni brouillées ni occupées par un autre acteur. Chaque ac- teur pourrait ainsi accéder aux fréquences qui lui sont né- cessaires ou les libérer. Les fréquences libérées deviennent alors accessibles à d’autres utilisateurs. Compte-tenu des contraintes physiques propres à la gestion des fréquences, topographie des lieux notamment, il est probable qu’il fau- dra recourir à une version de la blockchain autorisant une gestion interférente qui permet l’intervention périphérique d’un tiers de confiance : il peut autoriser ou non l’accès à la ressource demandée (un « oracle » dans la terminologie de la blockchain). Le projet doit aboutir à la mise en production d’un produit minimal viable en septembre qui permettra de tester la perti- nence de la technologie blockchain sur le périmètre retenu et l’opportunité de son extension à d’autres cas d’usages. Pour le développement de la solution, l’ANFR souhaite s’appuyer sur des start-up du campus d’incubateur de Station F où l’ANFR est présente au côté d’une trentaine d’autres services publics dans l’espace FrenchTech Central.. Q Patrice Collet Les constellations de satellites Bien que la notion de constellation ne soit pas officiel- lement définie, on considère qu’une constellation de satel- lites est un ensemble de satellites qui travaillent de façon synchronisée sur un ensemble de tâches communes. Une couverture optimale permet de ne laisser aucune zone d’ombre au sol. Contrairement aux satellites géostationnaires qui tournent à la même vitesse que la Terre sur une orbite équatoriale et donc ne couvrent qu’une zone restreinte et fixe, les satellites opérant en constellation tournent rapide- ment et dans des plans différents pour couvrir l’ensemble du globe de façon permanente. L’avantage des orbites basses utilisées par toutes les constellations de satellites est qu’elles se situent en-dessous des ceintures de Van Allen fortement ionisées qui peuvent affecter l’électronique. Bien que leurs utilisations soient multiples, on classe gé- néralement les constellations de satellites en quatre grandes catégories : s LESSYSTÒMESDEPOSITIONNEMENTLE'03AMÏRICAIN ',/- NASS (russe), Galileo (Européen) et Beidou (chinois) ; s LESSYSTÒMESDETÏLÏCOMMUNICATION)RIDIUM 'LOBALSTAR ET LeoSat en projet ; s LESSATELLITESDETÏLÏDÏTECTION3POT 0LÏIADESET!
TRAIN s LESCONSTELLATIONSDEMINIETMICROSATELLITES Le présent article n’a pas l’ambition de décrire de façon exhaustive l’ensemble des constellations de satellites, mais simplement de donner une idée aussi large que possible de leur utilisation actuelle. Un précurseur : Iridium Ce nom découle du nombre de satellites prévus : 77, nombre atomique de l’iridium. Le système Iridium repose sur une constellation de sa- tellites placés en orbites polaires basses de 780 km ce qui correspond à une période d’environ 100 minutes. Les satel- lites sont distribués sur six plans orbitaux. Chaque satellite dispose de 48 antennes à commande de phase réparties sur trois panneaux inclinés. Le faisceau de chaque antenne couvre une surface au sol de 600 km de diamètre et per- met de gérer 80 liaisons individuelles. L’ensemble des an- tennes d’un seul satellite couvre une zone de 4 400 km de diamètre soit à peu près la surface des États-Unis. Par ailleurs chaque satellite est en liaison avec deux satellites adjacents circulant sur le même plan orbital et deux satel- lites circulant sur les plans orbitaux voisins. Le gros incon- vénient de ce système réside en l’emploi d’un téléphone dédié, commercialisé initialement uniquement par Motorola à un prix de 3 000 USD beaucoup plus élevé que les télé- phones mobiles terrestres de l’époque. Une première génération des satellites Iridium a été construite par Lockheed Martin qui a développé une plate- forme spécifique. Les premiers lancements ont commencé ACTUALITÉS Figure 1 : Le terminal Iridium 9580. Commercialisé depuis fin 2008, il comporte une interface USB et un kit mains libres.