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Quelle est la première ville francophone au monde ?

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REE N°3/2017 Z 21 des séquences de pilote d’une cellule à l’autre : par exemple utiliser les mêmes séquences de pilote dans une cellule sur trois ou dans une cellule sur six. On peut aussi envisager une allocation optimisée des séquences de pilote. Une autre ap- proche consiste à recourir à des algorithmes avancés d’estima- tion de canal ou à des méthodes à l’aveugle qui atténuent le problème de la réutilisation des séquences de pilote. Une der- nière approche est l’utilisation de techniques de pré-codage. Le grand nombre de chaines d’émission réception radio né- cessaires à la mise en œuvre du MIMO massif a fait craindre que le coût des stations de base soit excessif. Mais les tra- vaux sur la puissance émise par chaque antenne, de l’ordre de 100 mW, ont montré que les chaines d’émission pouvaient se contenter d’amplificateurs d’une puissance analogue à celle des amplificateurs qui équipent les terminaux. Q PC Figure 1 : Kinshasa. (a) le long de l’avenue du 17 mai, une des grandes artères de Kinshasa - Source: Wikipedia. (b) l’Unikin, principale université de Kinshasa - Source : Le Monde Afrique. ACTUALITÉS Quelle est la première ville francophone au monde ? Une actualité est passée relativement inaperçue qui pour- tant intéresse la France et l’ensemble de la francophonie: la métropole parisienne n’est plus la première ville francophone du monde si l’on en croit le rapport de l’ONU intitulé : « Les villes du monde en 2016 ». A ce stade de l’information, nous pouvons essayer de jouer aux devinettes et proposer des villes candidates qui viennent spontanément à l’esprit pour tenir le nouveau rôle de ville leader en nombre d’habitants: Montréal ? Non, ce n’est que la quatrième. Dakar ? Nous sommes dans la bonne direction mais Dakar ne se classe que 5e . Arrêtons le suspense : il s’agit en fait de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC) dont l’agglomération comptait, en 2016, 12,1 millions d’habi- tants (figure 1) contre 10,9 millions d’habitants estimés dans l’agglomération parisienne. Toutes deux font donc partie dé- sormais de ce qu’il est convenu d’appeler les « mégapoles » (> 10 millions d’habitants). Cette percée de Kinshasa n’a à vrai dire rien de surprenant lorsque l’on sait que la RDC – appelée aussi Congo Kinshasa pour la distinguer de son voisin le Congo (Brazzaville) – est le plus grand pays d’Afrique sub-saharienne en superficie (le 2e en Afrique, juste derrière l’Algérie) et surtout le premier pays francophone du monde avec ses 78 millions d’habitants et une croissance annuelle de plus de 4 %. Cette expansion des villes africaines n’est d’ailleurs pas le seul fait de Kinshasa puisque dans le classement des six premières villes franco- phones du monde1 , on trouve également Abidjan (3e ), Dakar (5e ) et Casablanca (6e ). Notons aussi que si l’on ajoute à la population de Kinshasa celle de Brazzaville dont elle n’est sé- parée que par un pont sur le fleuve Congo, c’est en fait plus de 1 Le concept de ville ou pays francophone doit être précisé: il est défini ici comme un emplacement où l’on peut vivre et mener ses activités avec la seule connaissance de la langue française, ce qui n’exclut évi- demment pas le multilinguisme que l’on rencontre couramment, dans les pays africains notamment. 1 Cette « Actualité » doit beaucoup à l’excellent article d’Ilyes Zouari, grand spécialiste des affaires africaines, paru dans « Les Echos » du 15 mai 2017, dont sont extraites la plupart des informations du présent article. (a) (b) 22 Z REE N°3/2017 14 millions de congolais francophones qu’il faut compter si on considère la totalité de la grande mégapole congolaise de fait. Cette expansion démographique des grands pays sub-saha- riens francophones va de pair avec la formidable émergence économique de l’Afrique francophone tout entière mais plus particulièrement sub-saharienne, qui devrait constituer dans les années à venir l’un des principaux relais de la croissance mondiale. Cette expansion est une caractéristique spécifique aux pays francophones. Pour illustrer cette spécificité, les sources en provenance de l’ONU indiquent que les 22 pays de l’Afrique subsaharienne francophone ont connu une crois- sance globale de 3,7 % de leur PIB en 2016, tandis que le reste de l’Afrique subsaharienne se contentait d’une hausse de 0,8 %. Quant au reste de l’Afrique, on observe que les perfor- mances en 2016 de plusieurs pays anglophones importants étaient soient stagnantes, soit en récession (Afrique du Sud : 0 %, Angola : 0,4 %, Nigéria : – 1,7 %). Face à cette émergence économique rapide qui place dans le peloton de tête du continent africain les pays fran- cophones de l’Afrique sub-saharienne et ses mégapoles, on serait tenté d’espérer que la France agisse pour se saisir des nouvelles opportunités offertes par cette situation particu- lièrement favorable pour elle. En fait, il n’en est rien et notre pays montre au contraire un désintérêt incompréhensible pour des pays comme la RDC. La Chine est le premier parte- naire commercial de ce pays avec 20 % des importations et 43 % des exportations réalisées en 2015. La France vient loin derrière avec 3 % du commerce extérieur du pays. Selon les statistiques des Douanes, nos exportations vers la RDC, constituées essentiellement de médicaments, de produits agroalimentaires, de véhicules, de matériel informatique et d’équipements de télécommunication, sont tombées à 14,9 MF en 2016, soit une baisse de plus de 15 % par rap- port à 2015. Quant à nos importations depuis la RDC, vic- times du marasme du marché du bois, elles se sont effon- drées à 11,5 MF en 2016 contre 21,3 MF en 2007. Même attitude frileuse en ce qui concerne l’enveloppe consacrée par notre pays à l’aide publique au développement (APD). La RDC ne reçoit qu’un peu moins de 2 % de cette manne. Sur le plan universitaire, le constat est identique : les étu- diants d’origine congolaise (RDC) ne représentent qu’1 % de l’ensemble des étudiants africains séjournant en France. Allons-nous attendre que Kinshasa ait atteint les 20 mil- lions d’habitants (prévision 2030) pour prendre conscience de la nécessité de coopérer avec la RDC et de valoriser les im- menses richesses matérielles et intellectuelles de ce pays ? Q Alain Brenac C’était attendu mais le président Donald Trump l’a confir- mé le 1er juin 2017, les Etats-Unis se retirent de l’accord de Paris sur le climat, estimant que celui-ci est trop désavanta- geux pour eux. Donald Trump a précisé que les Etats-Unis cessaient immédiatement la mise en application du texte et se retiraient du Fonds vert de l’ONU qui aide les pays en ACTUALITÉS Donald Trump annonce que les Etats-Unis se retirent de l’accord de Paris